@ Son Ôguste Insanité BADGURU Ier
D’abord, merci pour votre commentaire car c’est bien un débat important que vous soulevez. J’ai toujours dit que je n’étais pas linguiste et que je préférais laisser ce débat à plus compétents que moi. Je ne pose que des questions, mais je ne suis pas ignorant au point de ne pas savoir qu’il existe nombre de controverses dans cette discipline et beaucoup d’incertitudes et d’interrogations. Quand on constate avec quelle rapidité et facilité - relative - un peuple change de langue, j’en arrive même à me demander si l’on peut vraiment faire confiance à la linguistique pour retrouver le fil de l’histoire.
A votre premier reproche où vous opposez langue sémitique et langue indo-européenne, j’ai proposé une possibilité de réponse en laissant entendre au début de mon article que les rivages du pays de Canaan d’où sont partis les colons phéniciens étaient plus marqués par une influence mycénienne dans le domaine des arts et de l’écriture que par une écriture sémite d’un peuple hébreu qui, au Xème siècle, est loin d’avoir l’influence à laquelle on croit. Ce n’est pas parce que Salomon est magnifié comme successeur de David par les scribes hébreux qu’il est vraiment hébreu.
Si je parle de Sumer, c’est uniquement pour rappeler une origine historique, notamment dans le domaine des croyances religieuses qui, à mon avis, sont beaucoup plus ancrées dans les populations et dans le cours du temps qu’une écriture de scribes et de notables qu’une simple révolution ou invasion suffit à remplacer. Le marqueur de l’écriture est-il fiable ? J’en doute. Donc, si je parle de Sumer, c’est uniquement pour rappeler une origine de croyances. Les mots que j’utilise sont « Chaldéens » et « Cananéens » car ce sont les mots de cette époque où je me place pour raisonner, au Xème siècle, et je ne vois pas pourquoi on irait en chercher d’autres. Je ne vois pas pourquoi les Phéniciens qui ont émigré auraient porté d’autres noms, ou alors expliquez-vous. Selon moi, je ne vois dans la région que des Tyriens, des Sidoniens, des Chaldéens, des Cananéens et des Hébreux. Je ne vois venir les Hébreux dans le pays qu’avec Moïse, bien après Abraham qui apporta en Canaan ses croyances d’Ur en Chaldée, notamment en Sin et en Yerah, la lune, d’où mon grand intérêt pour les fouilles de Tel bet Yerah dont j’ai parlé (au moins 16 strates à étudier).
Voilà une première réponse.