C’est vrai que se faire peur, se donner des chaleurs, c’est une distraction, que dis-je, un must pour les gens dont la vie est trop tranquille, trop confortable, trop assurée.
Aidons-les.
Florence Aubenas leur a montré la voie : sous son propre nom, sans être reconnue, elle a été au Pôle Emploi femme de ménage demandeuse d’emploi. Six mois. La galère de nombreux de nos concitoyens, c’est terrifiant.
Aujourd’hui, après deux guerres épouvantables plus quelques autres coloniales, le chef d’état de parti, de clan, de bande qui se hasarderait en Europe à tenter de déclarer la guerre à un autre pays européen ne s’installera pas à Berschtesgaden avec les flon-flons mais, au mieux, en taule et, au pire -pour lui seulement- dans un espace d’une dizaine de pieds de long sur deux ou trois de large. Six feet under.
Ce genre d’article pousse-au-crime est criminel car il y aura forcément un illuminé pour le prendre au sérieux et, si ça lui monte vraiment au cerveau, tuer son voisin.
Avec le talent de l’auteur, ce serait bien d’appeler les gens à s’occuper, oh, pas de la terre entière, mais d’un seul sdf, un petit sdf, pour lui parler, l’aider dans les démarches qu’il ne peut pas ou ne sait pas faire, lui offrir trois bout de pain et du café. L’ennui, c’est que la misère et les gens misérables font peur : dommage, ce sont des êtres humains, il suffit de leur parler, tout bêtement leur dire bonjour. Donner de l’espoir.