Bonsoir Florentin
Je vous comprends, mais je crois que vous vous trompez, pour
les raisons suivantes.
D’abord, Internet n’est rien
d’autre qu’un véhicule. Ce véhicule permet à des gens de peu comme vous de se
faire entendre d’autres gens de peu comme nous, et parfois de gens qui
comptent. En vous exprimant, vous vous exposez, c’est la règle du jeu. Vous
éprouvez d’une manière très douce ce à quoi sont exposées les célébrités de
manière beaucoup plus dure. Prenez cela comme un apprentissage. Vous êtes en prépa,
littéraire il est vrai, vous devez pourtant résister à la pression.
En publiant sur Agoravox, vous
acceptez de facto que vos articles soient repris ailleurs ; je crois que
votre consentement n’est pas requis. On ne peut pas, en revanche, s’attribuer
la paternité de vos écrits. On vous interprète mal, on reprend et déforme vos
propos ? Et alors, la belle affaire ! Ne vous souciez pas de cela. Et
puis, il est vrai que ce que vous dites, ce que nous disons, ce que l’on dit
depuis les philosophes de l’antiquité et les philosophes allemands n’est rien d’autre que de la paraphrase. Cela
nous rend à l’HUMILITE, tant mieux. Vous n’êtes pas un intellectuel, ou alors
nous le sommes tous, aussi point n’est besoin de vous différencier en la
matière. En plus, c’est maladroit ; comme votre titre qui manque
d’HUMILITE. La civilisation n’est pas menacée par Internet, elle est pérenne,
elle se transforme et restera toujours civilisation. Il y a très peu de grands
esprits, ils ne se montrent pas. Vous
partez, vous serez très vite oublié et remplacé. Ce qui est vrai pour vous
l’est aussi pour moi bien entendu. C’était un « vous » à valeur
d’indéfini.
Vous n’aimez pas les extrémistes
et vous abandonnez le combat ? Curieuse réaction. Si vous voulez combattre
l’extrémisme, essayez de comprendre les raisons qui les poussent à penser
ainsi. On ne naît pas extrémiste, on le devient, et pas par plaisir. Discutez
donc avec les extrémistes, vous apprendrez beaucoup. Pour ma part, je préfère
des gens de conviction que des gens sans conviction. « Le fanatisme, ce
redoutable amour de la vérité » : qui en est l’auteur ? Votre
certitude, votre position ne sont rien qu’une thèse dans un mouvement
dialectique ; ne vous l’a-t-on pas enseigné en Prépa ?
Partez, restez, ça ne changera
rien, aussi, pour plagier Pascal, je vous dirai de rester.
Tristan Valmour, l’intellectuel
du pauvre. Ces propos peuvent être repris ou déformés à loisir.