La reconnaissance du vote blanc tel que je la conçois est la comptabilisation des bulletins blancs dans les suffrages exprimés. Il y a un seuil au delà duquel l’élection est annulé et les candidats révoqués.
Ne rêvons pas, jamais les politiques n’accepteront de mettre en oeuvre une telle idée, ce serait scier la branche sur laquelle ils sont assis... Ils auront beau jeu de dire que çà bloquerait la démocratie, en effet qui peut affirmer que les candidats que les abstentionnistes attendent (s’ils en attendent des nouveaux) se présenteront après l’annulation de la première élection ? Beaucoup ne votent pas à cause du « système », cela dit il y aurait plus de chance qu’ils votent si des alternatives réelles — hors des partis traditionnels — étaient proposées. Mais on en a, parfois, exemple, Nicolas Dupont-Aignan. Y a-t’il moins d’abstention du fait de la présence de candidats « hors partis » ? Non semble-t’il, et c’est dommage car cela serait un bon argument en faveur de cette idée.
Pour moi le problème de l’abstention est dû à l’organisation des partis qui est « top-down » : du haut vers le bas. Au contraire, la politique devrait avant tout être locale, chaque élu ayant ensuite la liberté de se fédérer dans un regroupement qui ressemblerait à un parti politique mais lequel serait dirigé selon la volonté de ses membres. Or on constate que la plupart des partis politiques sont centralisés et dirigistes, avec une démocratie interne faible voire inexistante ! Et çà ose nous donner des leçons de démocratie...