Les approches malthusiennes ont montré leurs limites. Au cours des
dernières 50 années du vingtième siècle la production agricole a cru
plus rapidement que la population. La quantité de nourriture par tête, à
l’échelle mondiale, a atteint un niveau jamais connu par la passé. La
quantité de nourriture, en tout cas en ce qui concerne les
macronutriments (calories), disponible permet de nourrir les 9,2
milliards d’individus qui seront la population maximale de la terre vers
2050. Le problème est que ces ressources sont inéquitablement répartie ;
qu’une majorité de femmes et d’hommes sur cette terre n’ont simplement
pas accès à une nourriture adéquate et n’ont pas la capacité de
l’utiliser convenablement. Mais ceci n’intéresse pas les grands groupes
agro-industriels qui crient à la famine afin que les populations émues
des pays développés et les “élites” des pays qui le sont moins fassent
pression sur les gouvernements afin d’acheter toujours plus de
tracteurs, d’engrais, de semences, de machines. Pourtant tout le monde,
riches comme pauvres, souhaite pouvoir consommer dans de bonnes
conditions des aliments de qualité dont beaucoup souhaitent qu’ils
soient produits par des entreprises familiales. Mais rien de cela non
plus n’intéresse les grands groupes agro-industriels. Il est temps de
réfléchir et d’agir pour que tout les individus sur cette terre puissent
avoir accès à la nourriture, simplement.