"Sinon pour Philou. Il est très à la mode aujourd’hui de nier l’existence
des maladies mentales, ne serait-ce que pour exposer la course au
profit de l’industrie pharmaceutique. Je trouve cette attitude
totalement irresponsable, parce que totalement ignorante de la
souffrance des malades mentaux qui sont les premiers à demander qu’on
les aide."
Vous m’avez mal lu. Je dis exactement le contraire. A un trouble psychologique correspond une maladie, qu’on peut qualifier de psychologique ou de mentale si vous voulez.
C’est ce que nient les nouvelles définitions de la psychiatrie.
Et pour les avoir fréquenté , je n’ignore en rien la souffrance des malades. J’ai simplement constaté que le principal du traitement consistait en des médicaments qui constituent des béquilles très limitées.
J’ai constaté que de nombreux patients se chronicisaient dans leur maladie et devenaient complètement dépendants aux médicaments pour soulager leurs souffrances. Ceci parce que la thérapie psychologique, pourtant seul gage de progression et de rémission au moins partielle de la maladie, n’est plus au goût du jour de nos chers psychiatres.
Lisez par exemple le témoignage de Sandrine Bonnaire sur sa sœur, vous comprendrez mieux ce que je veux dire :
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/bonnaire-contre-les-psychiatres-35281
Je crois qu’il existe de nombreuses possibilités de se soigner et de progresser psychologiquement par rapport à ses problèmes. C’est un chemin difficile, mais c’est le seul qui paye.
Les médicaments en tant que seul traitement sont une impasse, surtout qu’ils détournent les malades des vraies solutions thérapeutiques et tendent à les rendre accrocs à leurs bouées de sauvetage, les médocs.
C’est cela que je dénonce.
Pour le reste, j’ai connu deux copines sous traitement médical qui se sont suicidées, avec des médicaments. Dont une qui m’était chère. Je n’ai donc pas besoin de leçons à ce niveau.
Les deux étaient prises en charge depuis des années par des psychiatres, avec des traitements et résultats lamentables. Je n’avance rien qui ne soit le résultat d’une réflexion profonde et de constatations sur le terrain.
Si je comprend votre souffrance, je ne peux que vous conseiller de sortir progressivement du traitement médicamenteux pour aller vers le psychologique.
Bon courage.