Jorge Atlan : "Philou.
Si tu es si sur de tes avancées, pourquoi ne pas nous donner
des chiffres.
Parce que tout simplement il n’y en a pas. Les
psychanalystes se refusent a quantifier leur pratique. "
On est d’accord qu’il ya une sorte d’obscurantisme dans la psychanalyse, qui refuse de clarifier ses résultats réels. Je ne connais pas le taux de guérison des patients en psychanalyse, mais je pense qu’il est faible. Mais cela ne doit pas occulter les améliorations nettes qu’elle peut apporter, sans qu’il y ait rémission des symptômes.
Pour avoir
pratiquer, et évolué dans le milieu depuis plus de 20 ans. On connait
tous de ces patient qui ont 15 ans de psychanalyse derrière eux.
Effectivement, la psychanalyse ne sait pas soigner un certain nombre de patients. Mais c’est sans doute les mêmes qui vont d’un cabinet à l’autre.
Il faut qu’en même avouer que nous sommes dans les
limbes de la thérapie mentale, et que nos avancées ne font que nous
ouvrir que de rares portes.
Un certin nombre ont quand même été ouvertes. Là où la thérapie pêche le plus n’est pas tellement dans l’analyse ,mais dans le soin. Peu a été fait, au niveau institutionnel dans la recherche de la guérison directe de troubles et de déiances psychologiques. D’autant que la science institutionnelle a tendance à rejeter tout ce qui n’est pas dans la norme qu’elle a définie. Mais cela me parait un probleme généra à la science d’aujourd’hui, trop souvent encadrée et verrouillée par des pontes qui se comportent plus en gardiens du dogme qu’en scientifiques.
La psyché humaine, la maladie mentale,
est un gouffre que nous essayons de remplir de nos paroles.
Effectivement, on a beaucoup de progrès à faire, notamment dans les méthodes de thérapie, et dans la compréhension de la véritable structure de la personnalité. Le fait que la science veut ignorer le corps énergétique, dont l’acupuncture montre pourtant l’existence et la possibilité de soins, est un frein énorme aux avancées.
Et bien des approches, comme les thérapies régressives, sont supérieurement ignorées, malgré leurs résultats. L’athéisme forcené d’une bonne partie des scientifiques explique aussi à mon avis cet aveuglement.
Ce qui ne rentre pas dans le dogme n’est pas pris en compte. Mais pointer les failles de la psychanalyse ne doit pas vouloir dire nier ses avancées.