A Hervé, l’auteur :
Bon plan, très bonnes choses, j’y reviendrai, mais permets moi de m’insurger de suite là :
contrairement à ce que tu dis, donner pour les myopathes,
c’est le comble de l’égoïsme :
telethon=vivisection !
ça revient à donner à la recherche= torturer.
Quant
à ceux qui te contestent le droit de parler du fait que tu ne
comprendrais pas la tauromachie, je répondrai d’abord ceci, en tant
que simple humaine qui se veut digne de ce nom, et entant qu’analyste
:
Nous, les anti cruauté, nous comprenons très bien ce qui se passe
en vous. Ce n’est pas difficile de savoir quand un homme jouit !
Je sais bien :
que vous suivez là un rite qui vous fait bander là où ça nous tue de souffrance compassionnelle.
Que cette jouissance vous semble comme toute jouissance intransmissible à qq qui ne ressent pas la même chose.
Que vous confondez jouissance et savoir, alors
que
vous ne savez rien quand vous regardez une corrida, ou plutôt vous ne
savez pas du tout que vous ne voulez pas savoir l’essentiel, le réel,
donc ce qui est en jeu sous vos yeux bernés, ce que ressent réellement
la victime de votre cérémonial pervers.
vous ne voulez pas savoir ,
en gros, qu’il y a de l’Autre, là et de l’Autre, dehors, qui vous voit
en plein orgasme indigne, qui voit la souffrance infligée, qui vous
montre votre visage éructant dans le miroir au moment de vos pénibles
orgasmes, vous désigne comme obscene psychopathe, et vous, vous avez
honte d’être vu, vous nous en voulez de vous tendre le miroir, de faire en sorte que vous vous voyiez.
Mais il y a aussi à essayer de vous ramener sur terre :
S’il
s’agissait de comprendre un serial killer, avant de parler pour
dénoncer l’assassinat, diriez vous la même chose ? Que le serial killer
se dandine des fesses en collants rouges de sang ou pas, le résultat
est le même. la seule façon d’en parler tout d’abord est de montrer son
indignation. Ensuite, on peut essayer de comprendre ce qui motive un
homme à assassiner. S’il tue tjrs avec le même rituel,s’il fait comme
Jack l’éventreur, on peut faire appel à Freud pour éclairer son désir.
Mais
jamais on ne dira : "qu’il est bon de tuer comme lui. Qu’il est beau de
le voir opérer ! Allons y et continuons cette tradition. «
c’est pourtant ce que les aficionados font .Frappés de bornitude tarémanique,les aficionados ne s’entendent pas dire ceci :
»ajoutons des flon flon pour masquer les hurlements de douleur et massacrons en réunion avec les tueurs !"
signé : Josette Benchetrit