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Commentaire de François-Ferdinand De la Friche en Souche

sur Le père de nos pères... serait néandertalien


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Bon, cette équipe a déjà eu tendance à aller trop vite en besogne et conclusion (voir méthodologie avec contamination des échantillons) : ce qui ne remet certes pas en cause les résultats mais les interprétations sont multiples et rappelons que l’ADMmt lui n’a pas permis de conclure à un métissage ; quant au pourcentage obtenu entre 1% à 4% : il est à la fois important et relativement faible pour parler d’un métissage continu. Et encore moins d’une absorption par HS de Neandertal. D’autant plus que si de l’ADN de Neandertal se retrouve chez HS : l’inverse n’est pas prouvé : en tout cas pour l’instant pas d’ADN HS chez Neandertal. De plus l’échantillon d’hommes modernes est plutôt limité : notamment l’échantillon africain (avoir fait l’impasse sur un Africain de type berbère me semble assez étrange vu la proximité de ces derniers avec le continent européen et les Neandertaliens retrouvés en Espagne).

 

Donc plusieurs possibilités pour expliquer ce 1% à 4% : soit il s’agit là d’un vestige précédant la divergence de lignées évolutives (N et HS) chez les Hominiens (homo erectus) que la répartition aléatoire pourrait supporter.  

 

Cet échange peut renvoyer à un échange uniquement entre Néandertal et ancêtres des non-africains, ce qui permettrait de le situer et le dater approximativement : problème étant que l’échange ne se fait que dans un sens ce qui supposerait alors une importante population N à laquelle s’intègrerait une petite communauté HS.

 

Et l’hypothèse dernière : l’échange s’est produit en Afrique avant que les ancêtres des HS non-africains ne quittent l’Afrique : donc une proximité génétique dés l’origine entre ancêtres des non-africains avec Néandertal : ce qui est une hypothèse aussi valable : bien qu’à nouveau l’ADNmt et l’absence d’un échange dans le sens inverse, ainsi que le faible pourcentage trouvé considérant la proximité des génomes N et HS  est somme toute étrange si l’on supporte l’hypothèse d’un métissage continu sur une longue durée : à l’évidence cela ne tient pas et quelques individus voir un seul couple (lignage patrilinéaire ?) ont pu suffire pour expliquer cette présence d’ADN néandertalien chez des hommes modernes.

 

Donc, encore pas mal de travail : et ces résultats ne concernent qu’un très faible échantillon (sans doute pas assez exhaustif) de même qu’il ne se fonde que sur une partie du génome Néandertal.


Pas de conclusion hâtive.   

 

 

 


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