Bonjour,
Ayons le souci de ne pas être nous-mêmes des enfumeurs.
Reconnaissons que l’UMP ne peut pas dire la vérité à deux ans des élections. L’opposition non plus ne peut pas si elle veut elle aussi se faire élire.
Mais nous, qu’est-ce qui nous empêche de voir la vérité et de la dire ?
Cette vérité est connue depuis longtemps (je viens de ressortir « La force du vivant » de Jean DORST. A la 4ème de couverture on lit : « Lorsqu’il se produit une rupture d’équilibre entre les hommes et leur milieu, les civilisations disparaissent ». C’était écrit en 1976).
Il y a aujourd’hui plus de personnes qu’en 1976 qui approuvent ce message, mais ça ne débouche sur rien. Reconnaissons-le.
Si dans le passé, quand des civilisations disparaissaient, le reste du monde n’en était pas affecté, ce n’est plus le cas au temps (hélas advenu) de la mondialisation.
LE REFUS DE PRENDRE REELLEMENT EN COMPTE CETTE RUPTURE ENTRE LES HOMMES ET LEUR MILIEU condamne toute l’humanité à mort.
On saura alors que la crise financière n’était pas la cause principale du désastre.
Bien sûr, il faut établir un cordon sanitaire autour de la finance et vivre sans elle, mais lorsque ce sera fait nous serons toujours dans le couloir de la mort, un couloir plus ou moins long (court), on ne sait pas encore.
Pourquoi ?
Parce que le système économique ET les mentalités humaines ne peuvent fonctionner qu’en produisant et consommant toujours plus.
Qui a l’envie, l’intention, la possibilité, de réclamer pour les autres et d’appliquer pour lui-même la disposition qui consiste à réduire la consommation de 50 % ? Dès maintenant ?
Cette disposition doublerait, triplerait, décuplerait le chômage ? OUI. Mais il faudra de toute façon en passer par là. Il faut donc organiser le changement de société pour nous adapter à l’inévitable. Il est plus que temps de se rendre compte de l’imprudence qui a consisté à transformer des travailleurs indépendants, autonomes, responsables d’eux-mêmes, les artisans, les petits agriculteurs, en prisonniers de la feuille de paye, en esclaves du capitalisme.
Oui, il faut vingt ans avant que cette révolution ne donne des effets. ALORS, IL FAUT COMMENCER TOUT DE SUITE.