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Commentaire de Christophe

sur Contrat première embauche : bouc émissaire des universités


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Christophe (---.---.58.18) 2 mars 2006 21:05

Désolé Palmer, mais je ne pense pas qu’il n’y ait que des idioties dans le post que vous commentez.

L’insertion du CPE et du CNE sont loin d’être hasardeux ; sur ce qui concerne les périodes d’essai, à l’inverse de ce qui est dit par Gio plus haut, aucune loi ne le définit ; les périodes d’essai sont formalisées dans des accords de branches (branches professionnelles), résultat de négociations entre partenaires sociaux. Jamais l’Etat n’y avait, jusqu’à présent, mis son nez. Il vaut mieux, compte tenu des législations absurdes qu’ils sont capables de nous sortir. Pour des branches comme la métallurgie, les périodes d’essai varient (1 mois pour la catégorie ouvrier, 2 mois pour la catégorie technicien, 3 mois pour l’encadrement) mais cette période peut être reconduite une seconde fois pour les cadres.

Qu’est le CPE si on le compare à un cumul de CDD s’étendant sur 18 mois ? A l’inverse de ce qui est avancé par certains, un employeur est capabe de juger des capacités d’un employé en moins de 18 mois ; ou alors c’est l’employeur qui frise l’incompétence, s’il vous plait, respectons un peu les employeurs (du moins les vrais) !

Pour le CPE, comme le CNE, je ne rejoins pas du tout notre auteur losqu’elle avance que pour ces contrats là, le droit du travail s’applique. Tout d’abord, tous les articles relatifs au licenciement ne s’appliquent pas, de plus, lorsqu’un salarié occupe une situation aussi précaire, il ne pourra qu’être docile ou être viré.

Ce qui est certain, c’est que nos politiques n’introduisent pas un nouveau texte sans avoir, derrière, une volonté. La précarisation des jeunes gagnera, petit à petit, l’ensemble des autres contrats. D’ailleurs une négociation entre les partenaires sociaux doit avoir lieu.

Le problème de la précarisation ne devrait pas être un problème dès lors que des mesures permettent, in fine, durant les périodes d’inactivité professionnelles, de s’adapter au marché du travail qui ne cesse d’évoluer. L’un des intervenants a cité l’exemple du Danemark. C’est peut être une voie à suivre ; mais pour cela, la Société doit s’adapter et mettre les moyens dans la formation (de base comme continue). Or, la tendance actuelle concernant la formation est totalement à l’opposé.

Il est donc légitime que les jeunes se sentent floués. Il faut d’abord poser la problématique dans son ensemble et cesser de prendre les vessies pour des lanternes.

Mais souvent, ceux qui targuent les autres d’immobilisme sont ceux qui ne sont pas prêt à voir leurs certitudes remises en question. Vive la réforme quant elle ne s’applique qu’aux autres, en quelque sorte ! smiley


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