• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile


Commentaire de Lucien Denfer

sur Le syndrome du larbin


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

Lucien Denfer Lucien Denfer 8 juin 2010 17:00
Vous devriez compléter votre définition en remplaçant « classes plus favorisées » par « maitres ». D’ailleurs on trouve des larbins dans toutes les classes sociales et on fabrique facilement du larbin en exerçant une violence physique ou psychologique intense. 

Pour ce qui est des symptômes, la aussi il manque l’accent sur les plus importants qui sont la peur et le stress. Le larbin est terrorrisé et réagi de la même manière que les souris d’Henri Laborit face à une mise en échec répétitive, à la différence notable que les larbins ont une échappatoire supplémentaire que les souris n’ont pas. 

Plutôt que de continuer de ressentir le stress et la peur indéfiniment, ils peuvent fuir en intégrant la cause de leur maître et se transformer à leur tour en mini-dictateur, preuve s’il en est que le baton qui tabasse possède bien deux cotés. 

L’autre point commun des larbins avec les souris de laboratoire soumises au stress, c’est qu’ils ont une limite finie quand au nombre de mise en échec qu’ils peuvent supporter. Limite qui varie notamment en fonction du type d’individu et du larbinat dans lequel il exerce sa charge. En général, au bout d’une dizaine de mise en échec, le larbin commun verra sa volonté totalement détruite et se soumettra à la volonté de son maître. 

En défense des larbins l’honnêteté exige d’indiquer cette remarque de Laborit qui prend ici tout son sens :

« Tant qu’on n’aura pas diffusé très largement à travers les hommes de cette planète la façon dont fonctionne leur cerveau, la façon dont ils l’utilisent et tant que l’on n’aura pas dit que jusqu’ici cela a toujours été pour dominer l’autre, il y a peu de chance qu’il y ait quoi que ce soit qui change »

Voir ce commentaire dans son contexte





Palmarès