Beaucoup d’internautes pleurnichent sur les notations.
Que peut-ce faire puisqu’elles n’ont aucun sens ?
D’une part, le vote positif signifie qu’on est d’accord avec le message et non qu’on estime qu’il est constructif, le sens du vote est donc dévoyé (et l’on n’y peut rien car c’est instinctif, la question étant mal posée), d’autre part, que l’internaute soit d’accord ou pas, qu’est-ce qu’on peut en avoir à foutre ? Je ne me le demande. D’autant que le nombre n’a jamais été tellement signifiant au regard de la vérité, un philosophe ayant obligatoirement tort devant dix imbéciles.
C’est un système infantilisant avec lequel tout site un peu sérieux devrait renoncer. Mais comme l’idée de faire autre chose que n’importe quoi effleure très peu d’humains sur la planète, je ne m’étonne pas outre mesure du maintien dur comme fer de cette procédure inutile. Donc ignorez-la et cessez vos jérémiades !
Sur le fond du problème, il n’y a plus de politique depuis très longtemps, il n’y a que de la racaille prévaricatrice et des arrivistes de tous bords dont le seul objectif est de se placer et/ou de devenir calife à la place du calife, il est donc logique, pour ceux qui croient encore à quelque chose et qui s’inscrivent sur les listes électorales, de se tourner vers un discours différent qui a au moins le mérite de tenir compte de la réalité objective nonobstant des dérapages nauséabonds. Ce mouvement est irréversible : il ne gagnera certes pas en 2007 mais 2012 ou 2017 c’est demain (qu’importent cinq ou dix ans !), et ça, personne n’y pourra rien ! Et ce mouvement irréversible se confirmera fortement au lendemain même de la désignation du nouveau locataire des locaux élyséens (comme si ça avait la moindre importance !) quand le bon Peuple s’apercevra par lui-même et de façon strictement tautologique que les SDF resteront SDF, les érémistes érémistes, les chômeurs chômeurs, les exclus exclus, les pauvres pauvres et encore plus pauvres, et que bien évidemment rien ne changera ! Pourquoi voulez-vous que ça change ?
Nous vivons dans un monde que j’appelle « l’ère de la confusion » où les valeurs sont inversées, où la hiérarchie conventionnelle n’a plus aucun sens, le triomphe de la ganache ! Je doute donc pour ma part qu’on puisse faire prochainement l’économie de conflits sociaux majeurs.