Une question qu’ils n’ont jamais posée à Le Pen : si l’Algérie était resté française, et lui avait été au pouvoir, qu’aurait-il fait des Algériens ? Auraient-ils eu le droit de circuler sur tout le territoire français ? Auraient-ils eu le droit de vote ?
voici ce que déclarer le pen sur l’algérie
Intervention de Jean-Marie Le Pen à l’Assemblée Nationale, 28 janvier 1958
M. le président. La parole est a M. Le Pen.
Jean-Marie Le Pen. Mesdames, messieurs, nous voici à la fin de la discussion générale, en deuxième lecture, de ce projet de loi-cadre qui, sans déchaîner l’enthousiasme parlementaire, ni celui des foules, occupe suffisamment les éditorialistes de journaux pour que ceux-ci demandent aux députés et aux sénateurs d’abréger leurs débats et d’émettre un vote positif sur un texte dont l’adoption n’a que trop tardé. Le point qui me sépare d’un certain nombre d’orateurs est que cette nation doivent être circonscrite dans des limites géographiques, raciales ou religieuses.
Je prétends qu’il y a dans la masse musulmane une profonde aspiration à faire partie d’une entité nationale et a participer en tant que citoyens égaux à une nation. Cette nation, je l’affirme, peut être la France. La solution adoptée alors aurait le double mérité de satisfaire les aspirations nationales des Musulmans et de concorder avec l’intérêt de la France.
Ce qu’il faut dire aux Algériens, c’est que nous voulons en faire des Français, ce n’est pas qu’ils ont besoin de la France, mais que la France a besoin d’eux, c’est qu’ils ne sont pas un fardeau ou que, s’ils le sont pour l’instant, ils seront au contraire la partie dynamique et le sang jeune d’une nation dans laquelle nous les auront intégrés. On s’est attaché trop souvent aux aspects secondaires de la situation, à des questions Importantes, certes, mais qui ne sont pas fondamentales : le paupérisme de la population, la démographie galopante, alors que l’obstacle majeur à la création d’une communauté unitaire résulte de l’aspect sociologique du problème.
Les institutions musulmanes ou d’origine musulmane, les us et coutumes, le mode de vie, aboutissent à créer dans la population musulmane une psychologie sociale particulière. Mais les causes de cette situation sont-elles irréversibles ?
En analysant les facteurs sociologiques d’une situation qui crée le particularisme algérien, on tente souvent d’expliquer le phénomène par la religion ou la race et, considérant ces deux facteurs comme Immuables, on en tire argument pour douter de la possibilité d’assimilation ou pour la nier. J’affirme que, dans la religion musulmane, rien ne s’oppose au point de vue moral à faire du croyant ou du pratiquant musulman un citoyen français complet. Bien au contraire, sur bien des principes, ses préceptes sont les mêmes que ceux de la religion chrétienne, fondement de la civilisation occidentale.
D’autre part, je ne crois pas qu’il n’existe plus de race algérienne qu’il n’existe de race française.(...)
M. Jean-Marie Le Pen. Fangio sur une bicyclette ne gagnerait jamais les vingt-quatre heures du Mans !
Mesdames, messieurs, à mon sens, c’est dans la réforme des institutions, de cette législation musulmane que peut-être trouvé le secret d’une intégration à la patrie française de l’ensemble des Musulmans.(...)
Je conclus. Encore une fois tout est une question d’optique. Offrons aux Musulmans d’Algérie - comme ces mots me gênent, car ils ne font que cacher, bien mal, la réalité ! - l’entrée et l’intégration dans une France dynamique, dans une France conquérante. Au lieu de leur dire, comme nous le faisons maintenant : « vous nous coûtez cher ; vous êtes un fardeau », disons leur : « Nous avons besoin de vous. Vous êtes la jeunesse de la Nation. »
Et c’est vrai : certains évaluent les problèmes moraux et humains en termes mathématiques : Est-ce qu’une mère évalue la vie de son fils en argent ? Qui peut évaluer en milliard de dollars ou de roubles ce que vaut pour une Nation le fait d’avoir dix millions de citoyens de plus ? Comment un pays qui a déploré longtemps de n’avoir pas assez de Jeunes pourrait-il évaluer le fait d’en avoir cinq ou six millions ?
Je m’étonne de le répugnance qu’éprouvent de très nombreux Français de Métropole à l’idée qu’il y a en Algérie six millions d’hommes Jeunes ; car ces jeunes hommes seront peut-être, si nous le voulons, le fer de lance de la France africaine.
Si nous sommes capables d’atteindre cet objectif, alors le jeune Algérien ne sera pas celui à qui l’on vient donner l’aumône, il deviendra celui à qui l’on demande. Et c’est vrai, la France a besoin de l’Algérie, peut-être plus que l’Algérie n’a besoin de la France.
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