Décision du Tribunal de Grande Instance de Paris :
"Favorable à la liberté de l’information, la décision rendue par le
tribunal de Paris affirme en effet que les révélations faites par
Mediapart depuis deux semaines relèvent « de la publication
d’informations légitimes et intéressant l’intérêt général ». En
conséquence, vouloir ordonner le retrait des documents tirés des
enregistrements clandestins réalisés chez Mme Bettencourt « reviendrait
à exercer une censure contraire à l’intérêt public, sauf à ce que soit
contesté le sérieux de la reproduction des enregistrements – ce qui
n’est pas le cas en l’espèce ». C’est pourquoi la justice rejette
toutes les demandes formulées contre Mediapart et ses journalistes,
Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme.
Mediapart était assigné par Liliane Bettencourt, représentée par Me
Georges Kiejman, et par son gestionnaire de fortune, Patrice de Maistre,
représenté par Me Pascal Wilhelm. Tous deux demandaient non seulement
le retrait pur et simple des informations déjà publiées, en invoquant
une atteinte à l’intimité de la vie privée, mais ils exigeaient de plus
qu’il nous soit fait interdiction de publier à l’avenir toute
information issue de ces enregistrements qui, aujourd’hui, sont au
centre du débat public (lire ici
notre billet sur les assignations reçues et là
notre compte-rendu de l’audience tenue le 24 juin).
Faisant totalement droit aux arguments en défense de Mediapart,
présentés par nos avocats Mes Jean-Pierre Mignard et Emmanuel Tordjman,
les ordonnances de référé rendues le 1er juillet 2010 par
Dominique Lefebvre-Ligneul, vice-présidente du tribunal de grande
instance de Paris, constituent évidemment une belle victoire pour la
liberté de l’information«
Je pourrais ajouter »in your face, loser" si j’étais pas fair-play... 