• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile


Commentaire de Franz Ferdinand Von FritzenSouchern

sur La moralité, le concept qui tue


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

Lord WTF ! Franz Ferdinand Von FritzenSouchern 16 juillet 2010 15:56


Effectivement que l’être humain n’est pas moral en soi : il le devient : les cas plus fréquents étant que cette soumission à la Morale sont généralement dus soit à la Tradition, la servilité, la vanité, l’égoïsme, la résignation, le fanatisme ou l’ irréflexion : au final elle peut être conçue au mieux comme une suspension volontaire du jugement ou de sa nature singulière, sinon comme un acte de désespoir : soumission par tradition, mauvaise foi, lâcheté ou paresse, etc…de fait, rien de moral à la fin à devenir moral pour prétendre l’être…

 

D’autant plus que comme le souligne l’auteur : la Morale est un produit culturel : un des éléments qui fonderont tel ou tel paradigme, système de pensée, etc…et définira donc avec d’autres notions (valeurs, principes, etc…) un mode d’existence/vie partagé par une communauté humaine particulière. On peut la présenter comme pré-religieuse, ou pré-philosophique (ou sinon le préfixe méta si l’on inverse la relation chronologique) : un germe de système religieux ou de pensée philosophique (généralement anthropocentrée).

 

La question étant ici de comment la considérer ou re-concevoir dans le contexte actuel qui à l’hyperindividualisme mêle hypermatérialisme : le premier allant à l’encontre de l’idée de communauté humaine liée par des pratiques culturelles ou modes d’existence partagés donc CULTURE : quant au second : il se place et dans l’Instant et dans l’Immanent : alors le caractère transcendant de la Morale qui voudrait placer l’Homme au-dessus de cette immédiateté immanente est sévèrement remis en cause.

 

Nous avons donc au final une ou des morales, principes, valeurs, etc…qui renvoient à un paradigme en voie d’extinction : pourtant là est un levier ou ressort que cette Morale ou la question de la moralité le plus souvent utilisé . alors pourquoi ? et bien comme d’habitude : pour une question de Conditionnement et Contrôle de masses qui n’entendent rien à ce basculement paradigmatique en cours…

 

D’où retour à ce propos de l’auteur quant à la Loi et au Droit : effectivement que l’Etat ou les législateurs ont ce monopole, de même que les religieux : cela a toujours fondé le contrôle social où le monde de l’Esprit (avec producteurs : religieux, philosophes, politiques, artistes, etc…) produisaient les concepts et valeurs assurant le contrôle du Monde de l’Acte (monde de la production) par les élites en place : que celles-ci soient issus de sociétés dites démocratiques ou non n’ayant rien à faire dans l’histoire : puisque un des principes même de la démocratie est de garantir à l’Etat et à ses représentants le monopole dans la création de lois ou du Droit autant que dans la coercition ou violence légale…

 

Problème ici est que cela à nouveau a certes fonctionné dans les sociétés modernes : notre ère post-moderne fait de l’Etat et des politiques des fossiles de ce passé encore très proches : fossiles dont la seule utilité est le Contrôle : puisque n’est plus question que de légiférer pour soutenir la mise en place de la société idéale voulue non par les masses au cours d’un processus de consultation démocratique mais par le Pouvoir : un pouvoir inconnu et étranger à tout principe démocratique : bref légiférer pour non plus gouverner mais pour simplement contrôler : et les masses et le basculement paradigmatique en cours…

 

Ainsi Morale, Identité, Culture, Démocratie, etc…tous ces concepts qui servent aux polémiques actuelles ne sont de fait plus que des outils au service d’élites bien loin de toute moralité ou pensée démocratique…outils donc trés éloignés du caractère transcendant originel ou supposé de la Morale, la Culture, etc...

 

Laissons, mon ami Friedrich conclure : Avoir honte de son immoralité : ce n’est q’un premier degré ; au dernier on aura honte aussi de sa moralité.

   


Voir ce commentaire dans son contexte





Palmarès