Il est dommage que cet article s’appuie sur des hypothèses pour le moins fantaisistes.
Les historiens estiment qu’en 1789 50% des hommes et 25% des femmes savaient, non seulement parler, mais lire et écrire. Cette proportion devra sans doute être revue à la hausse avec la progression des études généalogiques. Ce qui explique le succès des journaux, pamphlets, libelles et placards de cette période.
Si vous aviez étudié l’ancien régime vous sauriez que nos ancêtres étaient en général bilingues voire trilingues : outre les patois, ils devaient connaître le français, langue officielle depuis l’ordonnance de Villers Cotteret (1539), et beaucoup avaient des notions de latin, à cause des messes et des sermons. Le nom « quartier latin » est d’ailleurs caractéristique : c’était là que les érudits parlaient latin et non français comme dans le reste de la ville.
Et la francophonie est considérablement antérieure à Mitterrand !
« L’accessibilité au verbe », comme vous dite, date de plusieurs siècles. A partir de là toute votre analyse part dans un mauvais sens.
C’est à partir du développement d’Internet et des téléphones portables que la connaissance du langage s’est délitée. D’ailleurs votre culture semble méconnaître des gens comme Prévert, ou alors Léo Ferré, Jacques Brel ou Brassens dans les grands poètes. Et si vous ne savez plus lire du Victor Hugo je vous plains !
Ce qui vous manque c’est non seulement la culture mais aussi la mémoire.