19/07/2010 16:16
Le Maroc durcit sa politique à l’égard des chrétiensSelon une ONG protestante, huit chrétiens ont été expulsés début juillet du Maroc, portant à 130 le nombre de fidèles étrangers évincés du pays depuis le début de l’année
Le
phénomène n’est pas nouveau, mais il prend de l’ampleur. Vendredi 16
juillet, l’ONG protestante Portes ouvertes, qui défend les
chrétiens dans le monde, a annoncé que huit fidèles étrangers avaient
été expulsés du Maroc début juillet, dénonçant ce qu’elle considère être
une « épuration religieuse ».
Ces nouvelles expulsions portent à 130 le nombre de chrétiens
étrangers déclarés indésirables depuis le début de l’année au Maroc,
pourtant souvent cité comme un modèle de tolérance en terre d’islam. En
mars dernier, les autorités marocaines avaient rendu public l’avis
d’expulsion de nombreux missionnaires étrangers, accusés de mener leurs
activités religieuses dans le Moyen Atlas (centre) avec un zèle
excessif.
Cette nouvelle annonce n’étonne pas vraiment le pasteur réformé
Jean-Luc Blanc qui était, il y a quinze jours encore, en poste à
Casablanca en tant que représentant de l’Église réformée : « Depuis une
dizaine d’années, 600 missionnaires évangéliques se sont installés au
Maroc, menant un prosélytisme virulent auprès de la population, ce qui
est très mal perçu. Le problème, c’est que les services de renseignement
marocains ne font aucune différence entre un évangélique, un réformé et
un catholique. »
« Nos Églises se refusent à tout prosélytisme »
En clair, ces derniers seraient les victimes collatérales d’une politique plus intransigeante menée en priorité contre des groupes évangéliques particulièrement critiques sur l’islam et peu enclins à s’intégrer à la société marocaine. Une posture qui risque, à terme, de discréditer les autres Églises : « Pour la première fois depuis de très nombreuses années, un religieux catholique a été expulsé. Malgré toutes mes démarches, je n’ai pas pu connaître le motif exact de son expulsion », raconte Mgr Vincent Landel, archevêque de Rabat et président de la Conférence des évêques de la région Nord de l’Afrique (Cerna), conscient du risque d’amalgame qui pèse désormais sur les Églises instituées.Davantage de transparence de la part du gouvernement marocain
Fait nouveau : l’ONG accuse la police marocaine de « séparer des couples binationaux » en « chassant des épouses étrangères de Marocains alors qu’elles étaient en situation régulière ». « On ne sait pas trop où on va, reconnaît le pasteur Jean-Luc Blanc. Officiellement, ces personnes ne sont pas renvoyées pour prosélytisme mais pour “trouble à l’ordre public”, cette qualification juridique permettant de faciliter les procédures d’expulsion. Leur logique est difficile à saisir. » D’ailleurs, les évêques et pasteurs concernés par ces décisions ne sont jamais consultés par les autorités, ni même informés.20/07 10:25 - Massaliote
« Si quelqu’un vous contrarie ou vous embête, traitez le cruellement et sans merci. » (...)
20/07 10:06 - Shaytan666
Encore un qui ne connait pas la différence entre satanisme théiste, qui considère Satan, comme (...)
20/07 10:01 - Massaliote
Le problème c’est qu’ils sont de plus en plus nombreux et qu’ils passent plus (...)
20/07 01:47 - phiconvers
Bravo Catherine, vous faites oeuvre utile. La vigueur des réactions le démontre. Continuez (...)
20/07 01:46 - phiconvers
Espérons simplement que cela ira assez vite pour qu’ils en chient autant que leurs (...)
20/07 01:32 - sonearlia
« Catherine Séguran porte une coiffe médiévale comme il était d’usage autrefois, ya pas (...)
Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Ubuntu, PHP, MySQL, CKEditor.
Site hébergé par la Fondation Agoravox
A propos / Contact / Mentions légales / Cookies et données personnelles / Charte de modération