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Commentaire de easy

sur La bonne conscience


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easy easy 3 septembre 2010 20:39

Le rappel du fait que des hommes sont capables de faire ça nous interpelle et provoque en nous différents sentiments qui, finalement traduisent notre honte de nous-mêmes.

Même quand on affiche une assurance anti lynchage, on est dans le rejet ou refus d’une partie de nous.

Oui c’est une partie très bien coincée tout en bas des possibilités. Oui nous avons verrouillé nos tentations vers ce genre. Oui, nous risquerions notre vie pour nous opposer à ces lynchages ou lapidations (enfin, « risquer notre vie » pas si sûr au fond). En tous cas oui nous affirmons être totalement opposés à ces méchancetés.

Mais au fond, ne servent-elles pas de repoussoir commode, de caricatures bien opportunes pour nous persuader que nous, au moins, nous ne ferions pas ça.


C’est tous les jours, dans nos quotidiens ordinaires que nous commettons des vilainies. Et pour nous purger, pour nous absoudre de nos fautes, nous trouvons automatiquement plus fautif, plus cruel, plus salaud que nous.
Et si par chance on trouve un salaud au lointain, c’est d’la balle.


Il n’est pas question de ne pas parler de ces combles qui existent ici ou là, à une époque ou à une autre (parce que Julien et Marguerite de Ravalet s’étaient aimés en un amour incestueux et parce que Marguerite avait quitté son mari, ils furent décapités à 20 ans, sous le roi Henri IV, le Vert Galant réputé pour sa tolérance. Et puis il y a aussi le supplice effrayant subit par le Chevalier de la Barre ou des Paul, des Pierre et des Fernand poussaient à la roue).

De ces combles, il faut en parler mais sur un ton plus neutre il me semble. La compassion va de soi. Pas la peine d’en rajouter entre nous, ici.

Ce genre de papier s’avèrerait contre productif que je n’en serais pas étonné. Je crois qu’il vaut mieux procéder dans l’ordre et au plus proche de nos problématiques avant d’agiter le cas de quelque diable au loin.

Il vaut mieux parler du machin méchant auquel nous sommes tous confrontés au quotidien et que nous ne savons pas forcément gérer proprement.

Ce n’est pas en nous hystérisant sur un comble de cruauté dont nous nous sentons forcément et trop heureusement étrangers, que nous allons examiner notre malin d’ici et de tous les jours.
Au contraire.


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