Pour moi, je commémore le 11 septembre, mais pas celui dont on parle ici, le 11 septembre 1973.
Date du coup d’état au Chili, coup d’état fomenté par Pinochet avec l’aide active de la CIA et de Henri Kissinger*, coup d’état qui a renversé un gouvernement démocratiquement élu et qui avait toujours respecté la constitution chilienne. Le coup d’état avait été précédé de mesures de déstabilisation, pour les anciens, souvenez-vous de la grève des entreprises de camionnage (indispensable dans ce pays terriblement allongé) financée par la CIA, des manifestations de rue dans les quartiers huppés de Santiago, etc.
Ce coup d’état a fait plus de mort que les attentats de NY (voir le rapport Rettig, (Comisión Nacional de Verdad y Reconciliación - CNVR)), sans compter les disparus dont on ne sait pas ce qu’il sont devenus, les 150.000 prisonniers politiques, la chape de plomb qui s’est abattue sur le Chili.
* Ce criminel de guerre (pour ses actions au Vietnam et au Chili) qui
n’ose plus aller dans certains pays de peur d’être arrêté et déféré
devant un Tribunal International. Hier, à l’occasion d’une visite au siège de l’ONU à Genève, il s’est fait hué par plus d’un millier de personnes et la ministre des affaires étrangères Suisse s’est trouvé des problèmes d’agenda pour ne pas avoir à le recevoir. Un bien sinistre individu que ce Kissinger.