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Commentaire de olischnei

sur Le syndrome du larbin


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olischnei 29 septembre 2010 10:30

Merci à JohnJohn ne nous parler du livre de Thomas Franck, c’est en effet criant combien « le peuple » est devenu un truc de droite, comme l’humour d’ailleurs (mais c’est lié), ce qui fait que le peuple, délaissé culturellement par la gauche, tend à se rapprocher des partis de droites. Je ne pense pas que la majorité des français votent pour les riches et les puissants, peut-être certains cons (et qui ne se lassent pas de poster des commentaires anonymes sur le net), mais quand on discute en France, partout, on entend toujours, une lassitude et une révolte sourde contre le pouvoir : « on se fait rouler » (si du moins on glisse sur ce sujet). Il y a pour défendre le pouvoir en place les bourgeois, gardiens convaincus de la stabilité de la nation, à Paris, à Bordeaux ou à Lyon, mais cela plus de crainte du chaos, avec certes un petit côté larbin, mais comme le sont la plupart des petits bourgeois. L’ouvrier, l’employé du tertiaire, le commerçant, s’ils votent pour le candidat de droite, c’est qu’ils se sentent culturellement rejetés par l’autre camp. On oublie d’ailleurs souvent combien Sarkozy a insisté sur l’aspect culturel, en rejetant tout « l’art de gauche », élitiste et anti populaire, de fait il a convaincu en dénigrant implicitement la culture de gauche taxée d« auto-flagellation » (quand elle revisite ou critique le passé colonial), de fainéantise, d’angélisme, et de médiocrité. La réponse de la gauche, comme de l’extrême gauche a été nulle, inexistante, et dramatique - le résultat a été que des théâtres dits de gauche se sont mis à programmer Yasmina Reza ou Feydeau, le cinéma radical s’est éteint, la musique contestatrice s’est sabordée, on se retrouve avec Philippe Katerine et Emmanuel Todd face à Zemmour, bref l’élitisme et la suffisance de gauche contre « celui qui comprend le petit peuple ». Il faut retrouver le souffle de la culture populaire, c’est un peu ce qu’Obama a réussi à faire revivre un temps. On ne peut pas convaincre des gens qu’on méprise.


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