Je voudrais bien que l’on cesse de parler de « rétro-commissions », et que l’on utilise les termes qui conviennent : détournement de fonds publics.
On peut comprendre (sans l’admettre du point de vue moral) qu’il faille parfois payer des commissions pour emporter une affaire. On peut donc comprendre que les finances publiques soient utilisées pour favoriser une vente.
Mais, lorsqu’une partie de ces commissions reviennent, à la suite de tripatouillages, dans des fonds privés et pour une utilisation privée, alors là on dépasse le stade de l’immoralisme pour tomber dans l’illégalité du détournement de fonds publics.