Le repli sur soi (défendu par les soi-disant « souverainistes ») est plus facile à prôner que la construction d’une véritable solidarité budgétaire…
Bien entendu, les partisans « d’une véritable solidarité budgétaire » sont aussi ceux qui, par vent de tempête, laissent leurs fenêtres grandes ouvertes et attendent tranquillement que leur villa ou leur dix pièces de pro-européens se fasse inonder. Valable dans le domaine métérologique, l’analogie l’est tout autant sur le plan de la stratégie militaire, car il est bien connu qu’une armée en déroute ne se replie pas (sur elle-même) mais se laisse copieusement massacrée.
L’argumentaire relatif à tout ce qui tourne autour « le repli sur soi » fait partie de l’arsenal rhétorique marxiste visant à culpabiliser les individus ou les etats, qui, ayant presque tout perdu, refusent - les ingrats... - de tout perdre.
A lire la palanquée d’articles plus ou moins pro-européisards qui paraît depuis quelques mois sur agoravox, un esprit paranoïaque serait presque tenté de croire qu’ils sont écrits par des stagiaires du ministère de l’intérieur. En réalité, ils sont pondus par des bien-pensants, des ventres sincères, des partisans du compromis, de sombres naîfs, de fieffés utopistes, des idéalistes indécrotables, de doux songe-creux, des assembleurs de nuées, de plats illuminés : en un mot, des idiots utiles ;