Bonjour,
Comme disait le grand philosophe...Pierre Desproges :
« je préfère la dictature à la démocratie car...en dictature, il y a un seul qui décide, et tout le reste peut être contre, alors que la démocratie m’oblige a subir la loi de la majorité. Mais pourquoi 100 imbéciles auraient-ils plus raison que moi ? »
Blague à part, la démocratie nécessite beaucoup de pré-acquis, un vivre-ensemble au sein d’une même communauté (nation, peuple, Etat) partagé de longue date. Cela afin que la minorité accepte de se soumettre à la volonté de la majorité.
Comme disait je ne sais plus qui, la France a vécu 3 révolutions, 2 empires, 1 restauration entre 1789 et la 3e République, période où la démocratie s’est stabilisée.
Le problème de la « Communauté internationale » (et la caricature fut l’invasion de l’Irak), c’est de croire qu’il suffit de plaquer une démocratie formelle (élections de députés, chambre représentative, Constitution...) sur un pays pour tout changer du jour au lendemain.
Un peu comme les pionniers sont arrivés dans le Nouveau Monde et ont fait table rase du passé.
Seulement ça ne marche pas comme ça.
Dans le cas ivoirien, lorsqu’Houphouët Boigny gouvernait de façon autoritaire, il n’y avait pas de problème de nationalisme : le chef s’impose de lui même sans avoir besoin de mobiliser des masses. Les problèmes sont larvés mais ne se voient pas officiellement
C’est sûr que qui dit démocratie, dit définition de ceux qui font partie du corps des citoyens, des nationaux, et définition de ceux qui en sont exclus. Puisque les dirigeants doivent trouver une légitimité parmis la population, c’est là qu’on voit surgir des phénomènes nationalistes ou xénophobes.
Un peu comme l’éclatement de la Yougoslavie : auparavant, le communisme légitimait les dirigeants. Avec la fin du communisme, on s’est tourné vers le nationalisme pour ressourcer sa légitimité. D’où la résurgence de conflits, qui avaient été mis au congélateur pendant 50 ans.
Cela dit le personage de Gbagbo me semble assez repoussant, d’autant que mathématiquement, Ouattara pouvait compter sur les voix de Bédié qui s’est rallié à lui entre le deux tours. Les élections sont rarement mathématiques à 100 % il est vrai, mais il semble que celui qui joue avec le feu dans cette histoire soit plutôt Gbagbo. Et depuis combien d’années cette situation dure-t-elle ?
Cette fin était presque courue d’avance.
Cela dit, il y a toujours espoir, rien n’est définitivement acquis, mais rien n’est définitivement perdu. À chaque pays de se frayer sa voie vers « la modernité » avec le moins de casse possible. Avec l’alphabétisation la participation des « masses » à la politique est de toute manière inéluctable. Ce n’est, à mon sens, pas une question « d’Occident » ou de « non Occident »
Bon courage pour le Cameroun.
PS : j’avais trouvé, dans la revue Diplomatie magazine de mars avril 2003 (déjà !), un article d’un certain Joseph Vincent NTUDA EBODE, politologue à l’Université de Yaoundé un article qui m’avait semblé pas mal sur cette question, qui concerne presque tous les pays africains.
29/01 19:48 - pastori
21/12 18:58 - Olivier Perriet
Bonjour, Comme disait le grand philosophe...Pierre Desproges : « je préfère la dictature à la (...)
21/12 18:19 - Serpico
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21/12 18:12 - Tarouilan
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21/12 18:11 - leon-levis
Je suis étudiant camerounais en Allemagne et peux vous assurer que le son de cloche n´est pas (...)
21/12 13:26 - 2102kcnarF
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