La Dette publique et son remboursement
font débat en ce moment ,on parle beaucoup ,on s’agite et chacun
avance ses arguments,
Il y a le doux et le brutal,ceux qui
veulent passer en force et ceux qui veulent un traitement social de
la dette,ils ont tous en commun que pour eux le paiement de la dette
est un horizon indépassable,
On calcule ,on refait des comptes
savants,mais pour tous une seule évidence,la dette sera payée
jusqu’à son dernier centime,jusqu’à la liquidation du dernier droit
social sur nôtre vieux continent,
Tous parlent la langue de la finance et
de l’économie et font semblant de croire que la dette n’est pas
avant tout une dette politique,
Une dette politique parce qu’elle s’est
constituée par les centaines de milliards de fonds publics versés
aux spéculateurs et aux banquiers,une dette politique politique
parce que son remboursement signifie le transfert massif,à une
échelle inconnue jusqu’à lors des revenus du travail vers ceux du
capital,
Une dette politique,parce que son
remboursement exige la liquidation brutale de l’ensemble des acquis
sociaux des classes ouvrières européennes,le basculement vers une
autre société fondée sur la déchéance physique et morale de
millions d’hommes,
Une dette politique,parce que ,si nous
regardons vers l’Irlande,nous comprenons que son remboursement
implique la mise sous tutelle,la disparition des derniers lambeaux de
souveraineté que l’Union européenne a bien voulu laisser aux états
liés par ses traités,
Enfin et c’est sans doute le plus
important,une dette politique,parce que ce ne sont ni la BCE ni la
FED,n’en déplaise à Mélenchon qui déciderons de l’avenir de la
dette,de celui de l’euro ou des institutions de l’Union européenne,
e facteur décisif,c’est la capacité
des Papandréou et autres Zapatero à imposer à leurs peuples tous
les sacrifices exigés par le remboursement de la dette,
Le facteur décisif ,c’est la capacité
de tous les Thibault et autres Chérèque a empêcher le surgissement
de la lutte des classes,à s’opposer de toutes leurs forces tendues
au déferlement de la gréve générale qui en quelques jours
emporterait tout ce monstrueux édifice construit contre les
peuples,
Au lieu d’attendre Strauss Khan comme
un nouveau Gengis Khan descendu des steppes,le peuple de ce pays a
les moyens de dire avec force et tranquillité à ceux qui nous
gouvernent et à ceux qui sont candidats à nous gouverner ;Cette
Dette monstrueuse n’est pas la nôtre,nous refusons de la payer,nous
refusons de payer les banquiers de Wall Street ou de la City avec
l’avenir de nos enfants,
Bruxelles,son euro ,ses institutions
,ses plans ,ses Traités,c’est tout à la fois la Bastille,Versailles
et Coblence et ce qu’ont fait nos ainés nous saurons bien le refaire