@ non 666
J’ai lu Mein Kampf (du moins, une version française que j’ai trouvé sur
emule), et effectivement Hitler accuse les Juifs de tout ça. Ce qui lui
manque, c’est une preuve de relation de cause à effet. Enfin, sauf à ce
que vous arriviez à me démontrer que l’extermination des Juifs peut
apporter la paix pendant 1000 ans, je maintiendrais que c’est n’importe
quoi. Tout ce dont les Juifs sont accusés dans Mein Kampf, si vous les
supprimez, les problèmes en question demeurent.
Personnellement, si je devais développer un peu sur la question, je ne
vois dans l’antisémitisme hitlérien qu’un écho des accusations qu’on
fait aux Juifs depuis des siècles. le vilain banquier juif, c’est pas
une invention hitlérienne, les rois, les tzars (exemple concret au
hasard, Philippe le Bel), se servaient régulièrement de cette image pour
trouver un coupable aux maux du peuple et faire d’une pierre deux
coups. C’était assez facile et pratique, les Juifs étaient très souvent
banquiers, car capable (en terme de droit) de pratiquer l’usure
interdite aux bons chrétiens (même si pas exclusivement certes, il y avait aussi
des banquiers italiens, souvent Lombards, cf la rue éponyme à Paris). Il y eu des périodes où si tous les Juifs
n’étaient pas banquier, tous les banquiers étaient juifs. Il était donc
facile pour les souverains d’accuser à l’occasion les Juifs de tout et
n’importe quoi, leur impopularité étant acquise (on déteste facilement
les puissants à qui ont doit beaucoup d’argent, à fortiori quand ils
sont aussi accusés d’avoir tué le Christ), et bruler quelque charrette
de youpins permettait de faire plaisir au peuple (premier coup) tout en
renflouant les caisses de l’Etat (deuxième coup). La seule différence
entre les souverains élus par Dieu à leur poste et Hitler en matière
d’antisémitisme, c’est que les souverains étaient conscient de se foutre
de la gueule du monde, alors qu’Hitler y croyait vraiment.
Accessoirement, je suis partiellement d’accord avec ce que vous dite,
derrière les crises économiques, il y a des banques, et derrière les
banques, il y a souvent des Juifs, c’est un fait, et un fait historique.
Cependant, il n’y a pas « tous les Juifs » derrière les banques, mais
seulement quelqu’uns, et quand les banques sont tenus par d’autres
communauté, elles posent souvent le même problème. Prenons un des plus
grands exemple de complot bancaire de l’histoire, la Renaissance
italienne. Et quoi la Renaissance est-elle un complot ou une crise me
direz vous ? Elle n’est ni l’un ni l’autre, mais elle s’en est nourri.
Ce qui a permis la Renaissance, c’est la plénitude économique dans
laquelle baignait certaines grandes cités d’Italie, notamment Florence.
D’où venait cette manne financière ? Florence était tenue par une riche
famille de banquier, les Médicis, qui n’avait rien de juifs. En plus de
vendre de l’argent, les Médicis étaient aussi des vendeurs d’armes.
Juste à coté de l’Italie, il y avait deux grands royaumes, la France et
l’Angleterre, tout deux très prompts à se faire la guerre. En général,
des guerres ponctuelle, qui duraient une poignée d’année. Mais c’était sans compter
l’intervention occulte de Médicis. En mettant en place un immense
système de crédit aux monarchies belliqueuses pour qu’elles puissent
s’armer et entretenir leur guerre, tout et en leur vendant des armes
toujours plus performantes, rendant des nouveaux achats obligatoires
afin de ne pas arriver avec du matos obsolète sur le terrain, les
Médicis faisaient d’une pierre trois coups, créant ainsi la plus longue
guerre de toute l’Histoire, la guerre de cent ans. D’un autre coté, pour
assurer la paix et leur pouvoir politique chez eux, ils finançaient art
et aménagement urbain, afin de contenter leur propre peuple, baignant
dans une paix éclairée. Chaque morceau de marbre délicatement taillé par
les Donatello et autre Brunelleschi, dont les travaux décorent toujours
nos plus jolis musée, a été financé par le sang des soldats de France,
de Navarre et d’Angleterre. Vous admettrez que comme complot bien
dégueulasse, c’est pas mal. Accessoirement, c’est aussi des armes
estampillés Médicis et vendu à crédit qui ont servi à la prise de
Constantinople par Mehmet II, permettant ainsi au souverain Ottoman
d’achever l’empire Byzantin (de toutes façon, quasiment tous les canons
d’Europe de l’époque venaient de chez eux). Et le pire, c’est
qu’aujourd’hui encore, le noms de Médicis reste
synonyme d’humanisme, de développement culturel etc... C’étaient des
bons ceux là. Pour autant,est-ce qu’en brulant tous les Italiens, on
aurait une quelconque chance d’avoir la paix pendant 1000 ans ? J’ai un
doute.
20/01 14:08 - cataflore
Merci à Canine pour ce bel article emprunt d’humour et de bon sens. Joli débat où les (...)
20/01 12:10 - Nightbird2
A diffuser sans modération : Propos de Dominique Sopo, président de SOS-Racisme depuis (...)
17/01 12:55 - armand
Sanbrabra, Pas exactement - il semble représenter une fraction de l’extrême-droite qui (...)
17/01 00:16 - Polo
Même si ce n’est pas l’objet principal de l’article, j’avais trouvé une (...)
16/01 22:15 - armand
En tout cas, si je résume le post de Totenkopf, ci-dessus, c’est la Banque juive, liée (...)
16/01 22:11 - armand
Musima, La différence avec les USA c’est que là-bas la liberté d’expression est (...)
Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Ubuntu, PHP, MySQL, CKEditor.
Site hébergé par la Fondation Agoravox
A propos / Contact / Mentions légales / Cookies et données personnelles / Charte de modération