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Commentaire de Sylvain Reboul

sur CPE, le silence prudent des patrons...


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Sylvain Reboul Sylvain Reboul 10 mars 2006 14:25

Un contrat par lequel l’un des contractant (l’employeur) a le droit de mettre fin au contrat sans justification (donc arbitrairement), ni contrepartie, par simple lettre recommandée, est un monstre logique : il transforme l’employé en pur objet de droit et fait du contrat un contrat de l’employeur avec lui-même ; c’est à dire le transforme en pur contrat moral et en un « non contrat » social, car juridiquement sans effet. Mais, et c’est là un paradoxe et une hypocrisie, l’employé licencié pourrait, nous dit-on, malgré tout, faire reconnaître son licenciement comme abusif devant les Prud’hommes.. Hypocrisie car je vois mal un nouvel embauché s’engager dans une procédure qui risquerait de le condamner au chômage de longue durée...

Il est très important de faire échec à une telle nouveauté du droit contractuel qui contredit un des principes , voire le principe fondamental du droit libéral. Et réclamer comme vous semblez le faire une extension de cette innovation à tout CDI, ce qui va probablement coûter très cher à l’UMP, du moins je l’espère, c’est désirer tout simplement en finir avec tout droit du travail.

Je précise que je nous sommes, mon épouse et moi, aussi employeurs en Allemagne (on peut être philosophe et homme d’action) ...Nous ne pensons pas que la confiance dans les relations avec nos employés puissent être favorisés dans un tel cadre pseudo-contractuel, en forme de déni de droit. Et donc leur motivation au travail et leur investissement dans l’ entreprise.

Décidémment la France n’est pas l’Allemagne, ni le Suède, ni le Danemark etc..

Le CPE et le droit

Le rasoir philosophique


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