@Christophe
Je n’ai pas refait un « papier » sur le CPE. J’ai tenté d’apporter un éclairage sur le silence officiel des patrons sur ce sujet. Que bien entendu, je regrette, car il nous appartient à nous patrons, (et il est presque provocateur dans ce pays de revendiquer ce titre), sinon de défendre le CPE lui-même, je crois avoir répété n fois dans ces différents articles que je n’étais que modérément optimiste quant à son impact, mais au moins de défendre l’idée d’un nécessaire changement. La complexité des relations sociales dans ce pays, le manque absolu des bases élémentaires de compréhension du fonctionnement de l’économie et de l’entreprise, dont témoignent de nombreux commentaires, imposent une approche prudente et expérimentale. Le CPE en fait partie. Vouloir ne pas essayer, c’est aussi ne rien vouloir changer pour longtemps. Vous en appelez à mon sens des responsabilités. permettez moi de vous trouver pour le moins audacieux. Je ne suis plus un gamin. J’ai dirigé des entreprises moyennes et grandes dans un contexte français et international. Je me suis beaucoup battu pour elles et ceux qui y travaillaient. J’ai dû supprimer des emplois pour sauver l’essentiel dans des moments très difficiles. Mais j’en ai créé beaucoup aussi après avoir évité le pire. A l’heure ou la plupart de mes concitoyens ne songent qu’à leur retraite, j’ai de nouveau créé un groupe dde start-ups en repartant de zéro, entreprises dont j’ai la fierté de dire que 70% des collaborateurs qu’elles emploient y ont justement trouvé leur premier CDI (et un CNE). Je continuerai à me battre pour leur développement qui n’est pas assuré, avec une bande de jeunes qui ne comptent ni leur temps ni leur peine et dont je suis particulièrement fier. Depuis l’âge de 35 ans, mes fonctions m’ont amenées à être révocable « ad nutum » par simple décision de mon Conseil d’ administration et sans indemnités. Désolé de cette présentation personnelle, mais il me semble qu’elle était nécessaire.