Bonjour, Bénédicte.
Bravo pour ce coup de gueule. En quelques paragraphes, vous avez parfaitement décrit le problème posé par l’attitude, pour le moins ambigue, des syndicats policiers. Un problème que l’on ressentais plus ou moins confusément mais qu’il était difficile, pour des observateurs situés hors du microcosme, d’analyser avec une telle pertinence.
La consommation d’une canette de bière ou d’un verre de vin par un CRS durant sa pause casse-croûte est évidemment anecdotique. L’empressement des syndicats à monter au créneau pour dénoncer le rappel à l’ordre des autorités ne l’est en revanche pas car elle démontre de manière éclatante que leurs représentants ne mesurent pas les répercussions que peut avoir sur l’opinion leur soutien à des pratiques interdites.
Il est d’autre part très étonnant, pour ne pas dire ahurissant, de constater qu’en effet la parole de la police passe, sauf rarissimes exceptions, uniquement par la voix des syndicats. Il fut un temps ou cela n’était pas tout à fait le cas, et l’on voyait des hauts gradés intervenir dans les médias, à l’image de Martine Monteil. Pourquoi la hiérarchie a-t-elle de facto délégué le porte-parolat aux seuls syndicats ? J’avoue ne pas comprendre.
Cordialement.