titi,
ce débat est lointain pour moi et je vous avoue que c’est dommage que personne ne soit intervenu dans ce sens à l’époque : relisez les commentaires.
Ceci dit, vous écrivez : « En fait le salarié touche aujourd’hui ce qu’il aurait touché »éventuellement« demain »
Je suis évidemment d’accord, puisque je n’ai jamais considéré les « charges », enfin une partie (*) autrement que comme un salaire différé. Mais là, ça nous renvoie au débat sur les retraites.
Bien sûr, dans cet article j’avais grossi le trait, et je n’avais pas vu que, peut-être, l’intention première était de préparer cette attaque sur les retraites que l’on a connue.
(*) Pour ce qui concerne les charges, justement : il faut distinguer entre les cotisations retraite (l’acquisition de droits) qui est effectivement du salaire différé, et les autres charges qui sont en fait des taxes qui ne devraient pas alourdir le coût du travail.
Ceci est particulièrement vrai pour les « cotisations chômage » : c’est une charge qui pèse suir le travail et constitue une double peine pour les travailleurs. En effet, plus une entreprise automatise, plus elle aggrave e chômage et moins elle contribue au traitement social du chômage. A l’inverse, plus une entreprise a recours à des travailleurs, plus elle contribue à la résorption du chômage, et plus elle paie de cotisations chômage.
La manière de financer le traitement social du chômage est archaïque et constitue une prime au vice, une punition à la vertu. Ce système pervers doit être dénoncé avec force et remplacé par une contribution qui devrait être perçue sur les seuls revenus du capital.