Bonjour PJCA,
j’ai lu votre texte du 19 mai.
Effectivement, il pourrait s’agir d’un complot dont les auteurs seraient le clan DSK. Mais je n’y crois pas : en effet, pour s’en sortir, il faudrait qu’il apporte une preuve irréfutable ; mais je manque d’imagination pour envisager autre chose qu’une preuve à double tranchant qui prouverait la machination, et donc la turpitude de son auteur.
En revanche, je crois que l’on ne peut envisager autre chose que l’alternative suivante, : ou bien il est condamné, ou bien il est libéré ; c’est une lapalissade me direz vous.
Oui, avec la précision suivante : dans les deux cas, il est fini. En effet, s’il est libéré ce sera parce que sa version des faits - construite sur mesure pour coller à ce qui sera la VO -, sera suffisamment crédible pour qu’il bénéficie du doute (qui profite à l’accusé, comme on sait). Mais le doute ce n’est pas l’absolution.
Un mot sur « ce qui sera la VO » : pour la construire ses avocats marchent sur la corde raide, avec d’un coté, la pente culpabilité, de l’autre la pente de l’invraisemblance. J’ajoute qu’à cette VO s’ajoutera le discrédit qu’ils auront jeté sur l’accusatrice soupçonnée entre autre d’avoir participé à un complot : méthodes aussi haïssables qu’habituelle dans ce pays et qui ne plaidera pas en faveur d’un individu qui avait l’ambition de recueillir les suffrages de millions de gens.
De sorte que ce type est fini quoi qu’il advienne, et s’il avait pensé toucher le jackpot en étant lui-même l’instigateur de son propre complot, il se serait lourdement fourvoyé. Et je ne crois pas qu’il aurait attendu de passer 4 jours en taule et de payer des millions afin d’éviter d’y rester jusqu’au procès pour présenter ses preuves.
Dernière remarque : à la limite, ce pourrait être non pas un « auto-complot », mais un suicide politique, ou un acte manqué de l’ordre du « ça passe ou ça casse » ! Un peu comme dans le roman de Giono : « un roi sans divertissement », ou comme dans les romans qui mettent en scène un tueur en série qui joue à défier Sherlock Holmes.