Arrêtons la folie, nous sommes entrain de démolir le peu de ce qu’il reste d’une Justice démocratique.
Non, il n’y a pas encore d’autres victimes que la présomption d’innocence de DSK. Il n’y aura une autre victime que quand un coupable sera confondu c’est-à-dire quand l’agression sera avérée et son auteur condamné. Pour l’instant, il n’y a qu’une plainte et une plaignante. Est-ce mépriser sa possible future condition de victime, que de le faire remarquer ? Rien ne sert de mettre en parallèle deux systèmes différents dans leur procédures respectives puisqu’ils sont basés sur les mêmes principes fondamentaux - millénaires, ils ne datent pas d’hier - dont la présomption d’innocence fait évidemment partie et dont le respect est réclamé par bon nombres d’américains eux-mêmes, au milieu d’une suite sans fin d’affaires expédiées sans garanties légales dignes de ce nom.
Est-ce si difficile que ça à comprendre ? Est-ce la présomption d’innocence une foutaise gênante pour la bonne marche de la Justice démocratique ? Devons-nous admettre qu’elle subisse le même sort que le principe de prescription des crimes et délits, durement malmené lui aussi ?