Tout a été dit dans les commentaires ci-dessus sur l’absurdité de ce rejet de notre hymne national. Je tenais cependant à préciser à l’auteur de l’article que le « sang impur », c’est le sang des Français, hommes libres et patriotes. Et c’est une fierté.
Je suis français, je m’enorgueillis de mon sang impur (par opposition au « sang pur » des aristocrates), que je verserai volontiers pour la défense de la patrie.
Précisons encore une chose : oui, la violence, y compris dans sa forme la plus aboutie qu’est la guerre, est l’un des fondements anthropologiques de l’humanité. Je ne vois pas pour quelle raison notre génération devrait faire exception. Il suffit de passer d’ailleurs quelques heures hors de son foyer (ou pas, d’ailleurs) pour la voir surgir, sous une forme ou une autre. L’idée d’un monde privé de violence peu sembler séduisante, mais elle renferme l’idée d’un monde où les individus, avec leurs passions et leurs pulsions, sont étroitement contrôlés pour ne pas « déraper » (référence culturelle anglo-saxonne ici : lisez donc Le Colosse Anarchique, très bon roman de science-fiction d’A.-E. Van Vogt). Alors que la civilisation a inventé une idée bien plus efficace que la coercition pour priver la violence de ses aspects les plus insupportables : la sociabilité. Oui, je suis heureux que la guerre existe pour canaliser la violence ordinaire. D’ailleurs, quand on regarde l’histoire, les violences les plus insupportables, les massacres les plus violents, sont perpétrés hors du cadre de la guerre.