Jo aime bien user des raccourcis simplistes et des amalgames abracadabrantesques qui sont d’ailleurs en partie dénoncés dans cet article.
C’est tellement plus facile de signer un « chèque en blanc » aux autorités qui, c’est bien connu, ne racontent jamais de carabistouilles, que de se servir de ses neurones pour se faire sa propre opinion.
Soyons clairs : certains éléments de ce complot (puisque c’est un complot, quel que que le parti pris qu’on puisse avoir) sont virtuellement inconnaissables, car s’il les preuves matérielles ont existé, elles n’existent plus aujourd’hui, ou sont dissimulées (un peu comme le cadavre d’un certain leader terroriste qui a été l’ennemi public n°1).
Pour autant, le simple respect des victimes de ces événements aurait justifié une enquête précise, méticuleuse, et indépendante, dont tous les éléments seraient accessibles, ce qui n’a clairement pas été le cas (ne serait-ce que ces fichues simulations). On peut raisonnablement, et c’est mon cas, avoir des doutes. On peut éventuellement avoir des hypothèses, et j’en ai plusieurs, mais difficilement affirmer qu’aucune de ces hypothèses est la vérité absolue. Et ça vaut aussi pour la thèse officielle.
Partant de là, l’exigence d’une réouverture de l’enquête, de façon indépendante, n’a rien de stupide. Mais il est évident que ça n’arrivera pas car la première enquête a été probablement orientée de façon intentionnelle. Je le redis : ça peut aussi bien être pour masquer l’incompétence des services chargés d’éviter ce genre d’évènements que pour cacher quelque chose de bien plus grave. Mais prétendre, sans argument solide, ou en balayant les arguments des sceptiques d’un revers de la main ou d’une pirouette humoristique ou ironique que la version officielle est vraie à 100% relève du dogmatisme le plus primaire et ne fait nullement honneur à ceux qui s’en réclament.