Que vous ne culpabilisiez-pas pour votre RSA, je comprends.
J’ai même des potes qui vivent de même, préférant récolter le fruit de leur jardin, vivre simplement et sainement, je vous envierai presque.
Mais j’en ai aussi d’autres qui ont fait le choix courageux de gagner le peu dont ils ont besoin en travaillant, à mi-temps en tant que salarié, ouvriers, ou en revendant le fruit de leur savoir faire, et honnêtement, j’ai beaucoup plus de respect pour eux.
Et moi devrais-je moi culpabiliser de ne plus vouloir payer pour Tapie, pour les ronds-points inutiles, pour les avions de luxe de notre président, et ... pour vous ?
Non, je me sens pas coupable d’être égoïste. L’altruisme a ses limites, et cela fait longtemps que le taux d’imposition les a franchis.
Bien entendu, votre « cas » n’est pas dans les priorités des abus dont j’aimerai ne plus souffrir, mais je n’aime pas l’excuse du « s’ils le font, pourquoi pas moi ».
Une simple question à tous les partisans du revenu universel :
croyez-vous vraiment qu’une société qui allouerait à chacun de quoi vivre, sans conditions, peut vraiment vivre à long terme ? Car la question est quand même bien là : QUI va payer quand chacun récoltera son herbe et son potager en espérant recevoir de l’Etat la prime qui permet de payer ce que l’on ne peut pas produire ?
Les riches et les entreprises ? Ils ne seront plus là, du moins ils ne seront plus suffisamment nombreux pour payer...
Les autres travailleurs ? J’ai déjà eu souvent la tentation de profiter du système moi aussi, alors augmentez encore l’imposition, et je ne me poserai même plus la question : ce sera un réel plaisir pour moi de participer à la destruction de ce « modèle » de société.