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Commentaire de REMY Ronald

sur Pour une construction plus grande et novatrice de l'Europe


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REMY Ronald REMY Ronald 11 août 2011 21:35

Bonjour « le Chat ». Bonjour les autres NONistes de gauche.

Les « sociétaux » n’en veulent pas non plus de cette Europe de merde comme vous dites, de cette Europe des Banksters et de Barroso.

Les réformes, les institutions démocratiques, universitaires et sociales que nous proposons depuis 30 ans seront un jour ou l’autre adoptées. Que vous le vouliez ou non. Car c’est la logique de l’efficacité organisationnelle et de l’histoire.

Ou bien, avec vos votes erronés, l’Europe se fissurera et éclatera. Puis elle sombrera sous les coups des révoltes urbaines aveugles, glissera dans un déclin général avec certaines zones dans la barbarie.
Un désordre et une impuissance au grand profit de qui ? Devinez. Soyez sympa. Qui gagnent (ou croient gagner) lorsque l’anarchie règne ? : Les puissants, les délinquant en col blanc, la haute finance, les mafias. Eux auront les moyens de se mettre à l’abri. Pas les pauvres et les plus vulnérables. Les mafieux (avec ou sans col blanc) adoreront prendre leurs bénéfices au passage de chaque bordel économique, politique et administratif. Dans cette ère de désordre, d’impuissance, de déclin et de barbarie, ils utiliseront leur puissance contre les faibles et se serviront comme les seigneurs autrefois au Moyen-Age.

Les mafias européennes et mondiales n’ont rien à faire des réformes démocratiques et sociales de nos institutions internationales imparfaites. Les mafias piègents les OUItistes trop lents et trop naïfs et soutiennent les NONistes. Plus vous serez divisés et affaiblis, plus les mafias seront puissantes. Conclusion : Ne vous faites pas « avoir » à nouveau lors du prochain référendum (car les « sociétaux » en réclame d’autres).

Une fraction seulement de nos propositions se trouvaient au dernier vote référendaire (noyés avec les anciens traités à corriger ou compléter. Je répète qu’il en a résulté un indigeste pensum dont la simple lecture jusqu’au bout était quasi impossible par la majorité des citoyens : reconnaissez-le au moins.

Seuls les NONistes et les « élites OUItistes-non à l’origine des réformes » ont fait campagne. Nous avons eu le spectacle pathétique d’élus OUItistes incroyablement médiocres à la télé en plein milieu d’argumentaires fondamentaux.

Si la campagne avait été équitable, comme vous dites, on aurait donné la parole AUSSI aux militants initiaux de la cause européenne et aux sociétaux. Et le OUI aurait gagné.
Et si on avait mis en référendum uniquement nos textes réformistes (certes incomplets, mais pour nous, ce n’était qu’un référendum avant d’autres), le OUI aurait obtenu de 70 à 75% comme en Espagne. Et les électeurs du NON se seraient retrouvés majoritairement « à droite de la droite ». Car une Europe des peuples, social, solidaire et humaniste, ce n’est pas du tout leur tasse de thé. Ils préfèrent soit une Europe des régions, une Europe des Ethnies voire pas d’Europe du tout. Et dans tous les cas, pour le FN et l’extrême gauche collectiviste, surtout pas une...
...Europe « social-médiocrate ».

Pour paraphraser, on peut remarquer qu’avec tous nos « Si », on met l’Europe en bouteille...
(...institutionnelle) : Je répond également OUI, car nos propositions doivent être compréhensibles par le plus grand nombre et donc tenir (roulées) dans un tel petit récipient. Un de nos militants a proposé à l’époque qu’il devienne notre logo pour sauver l’aveugle Europe du Titanic percuté par l’Iceberg référendaire. Mais le navire ébranlé Europe ne devait pas devenir une future Europe de la Méduse. La faiblesse politique de notre mouvement « sociétal » laisse effectivement penser à cette bouteille à la mer. Cela changera à partir de 2012, grâce au libre appui participatif de réseaux d’internautes.

Les propos consistant à dire d’un côté
« il ne faut rien toucher au rythme des réformes, tout va bien Mesdames les Marquises »
 ou de l’autre côté
« il faut tout jeter, l’Euro et l’Europe ne servent à rien, au contraire, ils nous étouffent » ;
ne permettent pas de faire avancer le débat et les réformes institutionnelles nécessaires.

J’insiste : Le seul moyen de faire face aux turbulences que la France, l’Europe et le Monde vont continuer à subir, c’est de réformer les institutions Européennes (et un jour Mondiales), de les rendre plus démocratiques, plus fortes et plus efficaces.
(argumentaire dispo avec du concret et aussi, hélas du « chiant », dans un prochain article).

Il faut construire, reconstruire, innover, renforcer, développer, agrandir, rendre plus puissante et plus efficace cette Europe dont les élites et les peuples sont actuellement sans boussole.

Et dans cette Europe des peuples que nous voulons, les banques devront obéir aux règles de l’économie « sociétale » ou bien perdre leur agrément et privilège de création monétaire.
La monnaie devra servir l’économie réelle et non à l’économie virtuelle*.

(*NB/ La spéculation permet aujourd’hui à l’argent de faire de l’argent pour de l’argent, au point que cette énorme flux financier ne sert que lui-même et non plus le corps social et économique. Comme un immense cancer, le système financier s’est développé au point d’imposer son autorité dérégulée et prédatrice à toutes les Nations. Et je peux vous prouver que vous êtes majoritairement tous complices de ce système à partir du moment où vous avez une assurance vie, un fond de retraite complémentaire, ou le moindre placement en vue des mauvais jours. Majoritairement tous « con-plices » rajouterait le diable, caché derrière la publicité des taux de rendement alléchant proposés au public).

La France servira d’aiguillon réformateur en montrant d’abord l’exemple fiscal et réglementaire en son sein (y compris en fâchant dans un premier temps certains voisins), en conviant ensuite d’autres Etats Européens à l’imiter, puis pour finir, obtiendra qu’il n’y ait plus du tout de paradis « spéculatifs fiscaux » en Europe. Et un jour, aussi, dans le Monde.

Du rêve ? Oui. De l’utopie ? Oui. De l’aventure risquée ? Encore oui.
Mais ce sera ce rêve, cette utopie, cette aventure constructive risquée que nous vous proposons en vain depuis plus d’un quart de siècle, ou bien la mort garantie pour notre société aveugle et malade. 

Nous n’avons plus le temps d’ergoter ! Nous n’avons plus le temps de couper les cheveux en quatre, de discuter sur le sexe des anges socialistes parfaits, sur le régime totalitaire gaucho, trotsko, mao, Khmer vert, anar, etc., à instaurer une fois l’Euro, l’Europe et la France capitaliste effondrée.

Nous proposons donc
==> un combat révolutionnaire dans le fond et réformiste dans la forme,
==> un combat à la fois national ET international.
Nous avons la franchise et la détermination d’être dans le camp des réformateurs. Et même pire : des reformateurs « médiocrates » (puisque recherchant à chaque fois et par principe, sur chacun des multiples dossiers préparés via pédogogiques « tables-rondes transversales », une dose parcellaire et ingrate de consensus populaire). Mais nous sommes des réformateurs catalogués aussi, depuis peu, « d’extrême centre ». A cause de notre passion, de notre détermination, de notre farouche indépendance politique et idéologique. Aussi parce que nous jugeons trop molles et trop médiocres les positions actuelles du centre clanniquement morcelé ; et nous jugeons trop passéistes et archaïques les solutions proposées par l’extrême droite et l’extrême gauche nihiliste.

Avec les « sociétaux » de tous partis, le combat électoral de 2012 va enfin voir nu neuf, du nouveau, de l’énergique. Mais aussi (malgré son apparent extrémisme)... va surprendre en proposant du rassemblement républicain, populaire et salvateur.
A+ Cordialement.


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