@ John Foster
C’est tout le débat actuel. « Là ou est la volonté est le chemin »
La grande dépression de l’électorat populaire réside dans le fait essentiel qu’aucune idée politique ne peut survivre aux vérités établies par le système. La rationalité dont vous faites preuve est une qualité que l’on m’a souvent reprochée. Or, il apparaît autour de moi que des impossibilités d’hier sont devenues des réalités d’aujourd’hui. La volonté est essentielle. Avec elle tout est possible.
Maintenant laissez moi vous confier ce petit extrait d’un économiste célèbre :
Selon John
Maynard Keynes « il faut distinguer deux catégories des besoins de l’être
humain : les besoins qui ont un caractère absolu en ce sens que nous les
éprouvons quelle que soit la situation de nos semblables, et ceux qui possèdent
un caractère relatif lorsque leur assouvissement nous place au-dessus de nos
semblables ou nous donne l’impression de leur être supérieurs. Les besoins de
cette seconde catégorie, ceux qui correspondent à un désir de supériorité, sont
peut-être tout à fait insatiables. » [1]
Ce grand
économiste espérait dans l’évolution de l’homme et de ses besoins. « Quand
l’accumulation de la richesse ne sera plus d’une grande importance sociale, de
profondes modifications se produiront dans notre système de moralité. Bien
entendu, il y aura encore bien des gens dotés « d’intentionnalité »
puissante et inassouvie, qui poursuivront aveuglément la richesse, à moins
qu’ils ne sachent trouver un substitut acceptable. Mais nous ne serons plus
obligés de les applaudir et de les encourager ».
Il se
réjouit de voir se réaliser dans un avenir pas si lointain, « le plus
grand changement dans les conditions matérielles de la vie des êtres humains
qui se fera graduellement, et non pas en un bouleversement soudain. Le cours de
l’évolution tiendra simplement en ce que les classes sociales toujours plus
larges et des groupes humains toujours plus nombreux seront délivrés
pratiquement de la nécessité économique ». Il estime que la vitesse à laquelle
nous pourrons atteindre notre destination de félicité économique
« dépendra en partie de notre consentement à nous en remettre à la science
pour diriger toutes les affaires qui sont proprement du ressort de la science
et le taux d’accumulation tel que le fixera la marge entre notre production et
notre consommation ». Il pense qu’un siècle sera nécessaire pour nous
mener à la lumière du jour. C’était en 1930 ! C’est dans moins de vingt
ans !