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Commentaire de Catherine Segurane

sur Et la terre trembla...


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Catherine Segurane Catherine Segurane 24 août 2011 13:00

@ Gabriel, Ariane,

Je n’ose dire que je partage votre avis, car en réalité il s’agit plutôt d’intuitions et de ressentis, mais allons-y quand même : je partage ; je ressens avec vous ; je note la concommitance entre l’injustice commise (une vraie injustice touchant aux fondements de choses : une femme pauvre martyrisée et recevant des leçons d’hommes riches tant en argent qu’en pouvoir, à qui personne ne demande compte de leurs propres mensonges) et la colère de la terre.

La terre, c’est la femme. Elle est sous les pieds de tous, elle souffre tout, jusqu’au moment où elle se réveille (d’un sommeil d’ailleurs simplement apparent) et rappelle à tous (à tous ceux qui l’ont oublié des millénaires durant) qui est le maître, ou, plutôt, qui est la maîtresse.

La terre ne s’intéresse qu’au fondamental et à l’ultime. Tant qu’ils ne sont pas touchés, elle ne bouge pas, et on la croit morte.

Le Bouddha put faire appel au témoignage de la terre : après maintes années de méditation et d’ascétisme, touchant au but, attaqué par les armées de Mara (les forces du mal coalisées), il toucha la terre de la main pour demander son témoignage (un témoignage attestant d’efforts spirituels incessants durant des milliers de vies). La terre témoigna, trembla, et mit Mara en fuite.

Il est exceptionnel que la terre témoigne. Le silence est sa façon d’être la plus habituelle.

Mais quand elle parle, on ne parle pas contre elle.

Dans le cas du Bouddha, elle porta témoignage en sa faveur, et les force du mal coalisées ne furent que fétus.

Malheur à celui contre qui la Terre porte un témoignage à charge.

Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne fût jamais né ...
 



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