Vous citez Hitler écrivant le mot nature avec une majuscule. Or, en allemand, tous les noms communs sont écrits avec une majuscule. Mais, c’est pas grave, c’est sans doute la faute du traducteur.
L’espèce humaine, de par son organisation sociale, a quitté la nature depuis des millénaires (combien au juste ?), mais elle appartient toujours à la biosphère. Et bon nombre d’approches du rapport qu’il entretient avec un monde qu’il domine en partie jouent sur l’ambiguïté et la nostalgie d’un paradis perdu.
L’idée de nature est à manier avec la plus grande précaution, car elle peut être mise à toutes les sauces et au service de toutes les philosophies, comme à celui des idéologies les plus basses.
Et puis, la nature n’a pas de morale, ni de sentiments, ni même d’efficacité, seulement peut-être une apparence d’équilibre relatif, apparence due à nos cultures et au court temps de nos existences. Finalité de la nature ? Acune.
j’ai souligné dans un autre billet le raisonnement fallacieux qui consiste à parler d’environnement (notion purement commerciale) afin de mieux déplacer l’homme pour un temps hors de la biosphère, et de le convaincre que pour retourner dans l’Eden il doit fréquenter le mercantilisme.
Pour répondre à votre question, la civilisation n’est qu’un artefact, une vue de l’esprit, qui nous coûte très cher, moralement et physiquement.