(2)II. ALLÉGEANCE n. f. XVIIe siècle, comme terme du droit féodal. Emprunté de l’anglais allegiance, dérivé de l’ancien français lijance, liejance, « état d’un homme ou d’une terre lige ».
MOYEN ÂGE. Fidélité, vassalité de l’homme lige vis-à-vis de son suzerain. Serment d’allégeance. Par anal. Soumission. Refuser toute allégeance personnelle. Donner acte d’allégeance, faire acte d’allégeance, ou faire allégeance à un dirigeant, se rallier à lui, reconnaître son autorité. Faire allégeance à un parti. - DROIT. Obligation de fidélité à une nation, d’obéissance à un État.
(1)LIGE adj. XIe siècle. Issu du bas latin *laeticus, *liticus, désignant les hommes appartenant à une classe intermédiaire entre celle des hommes libres et celle des serfs.
FÉOD. Vassal lige, qui était lié plus étroitement qu’un vassal simple à son seigneur, et tenu en conséquence à une fidélité et à un dévouement qui primaient sur tout autre devoir. L’homme lige du roi de France. Par méton. Hommage lige, par lequel on se reconnaissait homme lige de quelqu’un. Fief lige, terre lige, dont le propriétaire était lié au seigneur par un hommage lige. Auj. Expr. fig. Être l’homme lige d’une personne, lui être entièrement dévoué, le servir et lui obéir sans condition.
Dictionnaire de l’Académie, neuvième édition
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L’allégeance implique donc une soumission sans condition.
Les nouveaux Français devront-ils prêter serment sur l’épée de Clovis ? Se prosterner devant un Rafale de chez Dassault ?
C’est ça l’identité française ?
La Statue de la Liberté (la petite, au pont de Grenelle) en pleure de rage dans la Seine !
On s’agite, on fait n’importe quoi, on ne sait plus quoi faire pour masquer la panique, les casseroles au cul, la déconfiture sociale, économique, politique, morale de ce régime.