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Commentaire de therasse

sur La nouvelle mascarade de la défense de DSK à New York


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therasse therasse 28 septembre 2011 11:41

Il la boucle pendant toute la procédure américaine. Il s’est juste contenté d’invoquer un rapport consenti. Mais nulle part, dans le rapport Vance, il ne relate les faits et leur timing, comment il a séduit Diallo et ce qui l’a amenée à céder. A quelle heure est-elle entrée dans la chambre et à quel moment est-elle sortie ? Ces questions ont bien dû lui être posées avant de lui communiquer les constatations relatives au badge magnétique et l’heure effective de son coup de fil à sa fille. Et ses réponses auraient permis de tester sa bonne ou mauvaise foi et d’expliquer comment il a pu obtenir le consentement de la plaignante. 


 Mais il se tait comme la justice américaine lui permet de le faire. Le parfait comportement d’un innocent.

Sur TF1, silence radio, encore une fois sur les faits, ceux qui ont eu lieu dans la suite. Là, il s’est planqué derrière le rapport Vance, tel que réécrit comme il eût aimé qu’il fut.

Aujourd’hui, il continue à pratiquer cette stratégie de l’autruche ; il réinvoque une immunité, que j’ose espérer imaginaire, car, au civil, il faudra bien qu’il soit plus bavard. 

Quand il a parlé de faute morale, il a eu parfaitement raison ; sauf que, ce n’est pas ce qui s’est passé dans la suite qu’il aurait dû qualifier ainsi -il s’agissait d’un crime- mais sa LACHETE RECURRENTE, son attitude de PLANQUE, que ce soit derrière un silence stratégique au pénal, le travestissement du rapport Vance sur TF ou aujourd’hui, une immunité bidon qu’il avait déjà tenté d’invoquer peu après son arrestation. 

A noter que, compte tenu de ce qui précède, le rapport Vance ne concerne que la plaignante et les éléments matériels. Son passé sans rapport avec les faits, ce qu’elle a fait après 12h26, donc sans rapport avec les faits (3 versions extrêmement voisines) et son unique version quant aux faits.

Comment peut-on faire justice, si le coupable présumé se tait, si la vie passée de la victime en fait un coupable, si le défendeur peut invoquer l’immunité, si les éléments matériels ainsi que la durée ridiculement faible pour un rapport consenti ne sont pas présentés à un jury ? 

Là où Monsieur Strauss Kahn se trompe, c’est quand il croit qu’il suffit d’afficher une tronche de premier communiant devant une journaleuse compatissante pour redorer l’image de lâcheté récurrente étalée depuis le mois de mai. 

  

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