Il m’apparaît qu’en France, de plus en plus de facteurs formant repoussoirs nous incitent à la zérogamie ou à l’éphémérogamie. Dans le fond, j’avais publié un papier à ce sujet, nous irions plutôt vers la toygamie.
Tiens, bien que cela puisse sembler hors sujet, je vous rappelle ou vous informe de ceci : En France, dès lors qu’un homme approche une femme ayant des enfants et qu’il donne quelqu’apparence de comportement paternel envers ces derniers, il est décrété père au seul sens de ses devoirs perpétuels envers eux au terme de la 5 ème année.
Un homme ayant fréquenté pendant 5 ans, même épisodiquement, une femme avec enfants, se retrouve définitivement obligé d’obligations matérielles envers ces enfants. A la limite, il ne les aurait jamais rencontrés pendant ces 5 années, ce serait même tarif.
Et ceux qui s’imaginent que les obligations envers « leurs » enfants cessent à leur majorité ne pourront qu’être surpris.
Ainsi, un garçon de 18 ans qui fréquenterait de temps en temps une femme ayant un enfant de 23 ans se retrouverait avec des devoirs perpétuels envers cet « enfant » plus âgé que lui si cette femme fait valoir qu’il s’était montré paternel.
Il y avait eu la très longue époque où l’Etat ne s’occupait pas du tout des enfants (même pas des soldats blessés, même pas des invalides de guerre). Chaque parent se démerdait alors avec sa progéniture.
Puis il y a eu le paternalisme industriel, Bismarck et la sécurité sociale à l’allemande, celle à la française, il y a eu l’éducation étatique de Jules Ferry, les lois de protection des mineurs, la DASS... Pendant un siècle, l’Etat s’était substitué aux parents pour une énorme part.
Mais l’Etat n’en peut plus. Il est de moins en moins politique et de plus en plus économique. Cette économie étant extrêmement tendue, il n’est plus que dans l’extrême urgence et ne considère plus l’avenir lointain. il ne fait plus de Plans. Les enfants ne l’intéressent plus, il laisse Disney, Nintendo et Ikéa s’en occuper.
Alors l’Etat cherche à se défaire de sa charge envers les individus (enfants, handicapés, chômeurs, vieillards). Il renvoie alors cette charge aux parents. Il nous dirige vers la dissolution de l’EN et de la SS.
C’est donc au moment où les adultes valides sont devenus hyper fragiles, y compris statutairement (leur autorité étant constamment dénoncée, leur job étant éphémérisé) en raison de l’épisode étatiste précédent, qu’ils se retrouvent avec de plus en plus de charges et de responsabilités sans fins envers les enfants, qu’ils soient biologiquement ou pas les leurs.
Pour la famille, pour le couple, c’est le glas et les éventuels polygames de France vont découvrir leur douleur au travers de leurs innombrables obligations légales.