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Commentaire de easy

sur Les origines de la polygamie


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easy easy 27 octobre 2011 16:17

Etonnante cette loi n’est-ce pas ?
Il suffit qu’avant l’arrivée de cet homme dans le foyer où se trouve des enfants, il n’y ait pas eu de père déterminé ou qu’il ait disparu, mort ou fondu dans la nature pour que l’arrivant devienne mais seulement s’il y reste 5 ans, père de fait sur le plan de ses seules obligations matérielles.


Posons donc que le plus souvent, une mère élevant seul ses enfants n’admette pas que son compagnon de passage exerce quelque autorité que ce soit sur eux. Posons donc qu’il aura pu arriver au moins une fois que ces enfants balancent à la figure de cet amant « Tu n’as aucun droit sur moi, tu n’as pas à me faire la morale.... »
Cet amant se fait donc petit, ne vient dans ce foyer qu’une fois par mois, il apporte des pâtisseries, des boissons.
Au bout de 6 ans, il est rejeté par la femme.

Alors il part et fait son deuil de ce « foyer »

Mais voilà qu’il reçoit une convocation devant un juge où on lui explique qu’il doit désormais une pension à ces enfants au motif qu’il s’était montré paternel envers eux. Il va s’en défendre, il va faire valoir qu’il n’avait mivré que des gâteaux. Mais voilà l’Etat ne veut plus assumer l’étatisme et le juge va dire que cet homme avait été paternel donc pension, héritage, etc. Eh oui, héritage aussi....

Autrement dit, une femme se retrouverait enceinte d’un mec fauché, elle aurait intérêt à gamberger cette loi et à ne pas convoquer ce père biologique clodo. Elle l’effacerait. Puis, elle sélectionnerait un amant friqué, elle pourrait même en faire tourner quelques uns pendant 5 ans et à la sortie, il lui suffirait de pointer celui qui a le plus de moyens.

Des affaires de ce type sont actuellement traitées en justice




Concernant le fait que l’Etat se désengage.

De même que l’étatisme avait eu du mal à se mettre en place (je rappelle qu’il n’était pas possible donc pas question de retirer complètement les enfants de l’autorité du père paysan car on aurait immédiatement détruit notre agriculture et notre élevage de bétail. Idem dans les industrie employant alors des enfants. La scolarisation fut donc progressive) de même la sortie de l’étatisme est délicat.

Certes les parents d’aujourd’hui voudraient bien recouvrer leur autorité entière sur leurs enfants mais ils voudraient bien ne pas avoir à leur enseigner le calcul différentiel. Ils voudraient ne pas avoir à les nourrir à midi. Et ils voudraient conserver la sécu, le chômage, la retraite...
Si l’Etat veut sortir de l’étatisme depuis 1960, la masse veut en conserver bien des pans.

Pendant ce virage très délicat à négocier, il se produit donc des situations paradoxales et ubuesques où ceux qui souffrent le plus ne sont pas les appareils d’Etat ni les compagnies mais les individus valides, qu’ils soient des hommes ou des femmes.

L’individualisme n’est pas, comme on le rabâche, un mouvement venu des individus, il est imposé par l’Etat qui n’a plus de solution depuis la décolonisation. C’est le désengagement de l’Etat qui, pour s’en tirer, renvoie les problèmes aux individus pris isolément. Il crée l’individualisation des situations.

Le fait que quelques milliers d’hommes se retrouvent piégés par cette loi des 5 ans, n’émeut pas la masse et ça arrange parfaitement l’Etat. Mille individus piégés par june loi ici, mille autres par une autre loi là, ça ne constitue pas une grande masse unie dans un combat précis. Ca fait des milliers de groupes divisés et s’affrontant entre eux.

SOS femmes battues d’un côté, SOS hommes battus de l’autre, voilà les garçons affrontant les filles, chacun en position de victime de l’autre sexe et pendant ce temps, l’Etat qui s’est lavé les mains des problèmes engendrés par son désengagement, n’est en rien interpellé.

Seule la Justice est interpellée qui déborde d’affaires à traiter




Dans La fille du puisatier de Marcel Pagnol (filmé en 1939) il y a une scène où le puisatier menace sa fille de la frapper. Pagnol montre donc ce qui restait de l’ancienne tradition en pater familias. Est-ce qu’ainsi menacée, sa fille, ses autres filles, les voisins, auraient traité de père de violent ? Assurément non.
Il aurait pu mettre une gifle que ça n’aurait rien changé à cette non qualification de violent. En l’occurrence et comme cela se passait très souvent, la menace avait suffi, la fille s’était tue, le calme a pu revenir et le père a donc pu effectuer in petto son virage de magnanimité. Fils ou fille, quand on était rappelé à la menace de prendre une baffe de la part de son père, on pliait mais c’était ressenti comme le bon ordre des choses, ce n’était pas ressenti comme une humiliation fondamentale.


Or, pour convaincre le peuple de la nécessité de l’étatisme, l’Etat avait joué de modernisme en proposant une nouvelle manière de considérer la gifle parentale. Il s’est posé en défenseur de la cause de l’enfant et il a permis à toute une flopée de psys de décréter que prendre une gifle était traumatisant.
Par le jeu de la prophétie autoréalisatrice, ce qui n’était pas vrai pour la fille du puisatier est devenu vrai pour les filles du vendeur de GSM (dans d’autres endroits du monde, c’est le fait de voir une cheville nue qui est traumatisant)

L’Etat a donc invité les giflés à considérer ça comme hyper humiliant mais a laissé inchangée sa politique permissive concernant l’alcoolisation qui joue pourtant un rôle clef dans les scènes de violence abrutie qui se produisent.



Lorsque deux gladiateurs ou deux soldats s’affrontent à mort, ils doivent leur situation hystérisée à des Instances supérieures qui les y obligent.

L’affrontement homme / femmes / enfants actuel est inédit dans l’Histoire. Les protagonistes enflammés ne demandent à l’Etat que de juger et de punir leur rival alors que c’est cette Instance qui les a abandonnés à cette situation hystérisée.


Et cet affrontement H Vs F est devenu tel que c’est la zérogamie qui me semble être la tendance. Dans le mariage et au-delà de l’amour, il y a l’aspect « union fait la force » qui joue. Or les gens voient bien qu’il en ressort aujourd’hui plus de faiblesses que de forces. Il y a eu 416 000 mariages en 1972 et 270 000 depuis 1986. Il n’y a donc pas encore de très grosse chute mais je sens que ça va bientôt devenir flagrant.








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