Voyons voir... une souscription ayant pour objectif d’obtenir 350 000 euros... c’est beaucoup, 350 000 euros, non ? C’est presque le prix d’une campagne pour UNE liste aux élections européennes (500 000 €). Le NPA en a présenté 5 en 2009.
Le NPA ne bénéficie, comme tous les partis n’ayant pas de parlementaires, que de la première partie du financement public, qui se monte à 34,73 millions d’euros pour l’ensemble des partis en bénéficiant. La répartition de ce financement se fait au prorata du nombre de voix aux dernières élections législatives (le NPA bénéficiant du financement de l’ex-LCR).
Aux dernières élections législatives, la LCR a obtenu 534 666 voix sur un total de 23 691 072 pour l’ensemble des partis bénéficiant du financement public, ce qui lui laisse un peu moins de 2,26% de la première partie du financement public, soit 784 900 euros environ. En tout et pour tout, les ressources annuelles du NPA se limitent donc à ces 784 900 euros et aux cotisations de ses quelques 4 000 ou 5 000 membres, lesquelles cotisations ne représentent donc plus en moyenne (et d’après un document de travail produit par le NPA lui-même en 2010) qu’à un peu moins de 1% de leurs revenus annuels, contre 10% pour les environ 3 000 membres de la LCR en 2000. Fort peu de choses, donc au regard des sommes engagées dans les campagnes électorales (2009 : cinq listes aux élections européennes ; 2010 : 15 listes indépendantes aux régionales ; 2011 : 98 candidats indépendants aux cantonales, auxquels il faut ajouter 15 autres candidats d’alliance entre le NPA et un ou plusieurs mouvements d’extrême-gauche, hors les candidats communs avec le Front de Gauche). On peut s’étonner, au vu de cette diminution des ressources du parti, du fait qu’il soit parvenu à « tenir la cadence » des élections alors même qu’en 2007 il a manqué (de peu) le passage du cap des 5% des suffrages permettant le remboursement des frais de campagne.
Il faut bien qu’il y ai un financement quelque part (estimation à la louche : les européennes auront coûté au moins 2,5 millions d’euros, les régionales au moins 3 millions d’euros, les cantonales beaucoup moins mais quand même au moins 500 000 euros). Vous parlez d’un financement occulte, je vous laisse la responsabilité de cette éventualité.
Je pencherais, moi, plutôt du côté d’un financement on ne peut plus régulier : un emprunt auprès d’une banque, ainsi que la LCR et même LO (mais moins tout de même) le faisaient dans les années 1980 et 1990 sans que ça n’offusque la base militante de ces partis (« les capitalistes iront jusqu’à vendre la corde avec laquelle ils seront pendus »). Mais comment obtenir un prêt à des conditions acceptables s’il n’y a pas de garantie que seront atteints les 5% des suffrages permettant le remboursement des frais de campagne à hauteur maximum de la moitié du plafond légal ?
Une banque irait-elle jusqu’à faire le pari du succès du NPA ? Allons, soyons sérieux.
L’hypothèse la plus vraisemblable est qu’il y a eu là comme ailleurs un « jeu d’influence » : comme en 2002, le PS a dû inciter l’une ou l’autre de ses banques « amies » de faire un prêt « préférentiel » au NPA, voilà tout.
22/11 11:44 - Brath-z
Voyons voir... une souscription ayant pour objectif d’obtenir 350 000 euros... (...)
18/11 19:34 - Marinoise
Je vous approuve à 100 % et, pour ma part, je voterai Marine au premier ET au second tour. (...)
18/11 19:25 - Marinoise
Merci pour cette mise au point Verdad ;-) Il est incroyable de voir le nombre de gogos qui se (...)
17/11 19:03 - Spip
@ l’auteur. Avec un tel intitulé, vous étiez sûr d’enclencher un nombre (...)
17/11 18:16 - Spip
@ appoline. Le temps n’est plus aux politiques mais aux gestionnaires, nous (...)
17/11 13:30 - TARTANPION
Voter socialiste où pour n’importe quel autre parti n’est pas mon problème. Je (...)
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