Merci pour cette contribution !
Je pense que l’Allemagne a raison de refuser l’intervention de la BCE pour rembourser la dette, d’abord parce que j’estime illégitimes les intérêts de la dette, ensuite parce que ce serait la porte ouverte à une hyper-inflation qui nous ruinerait tous.
Néanmoins, une solution pourrait être de décider que la BCE prêtera désormais aux Etats sans intérêts pour leurs propres dépenses corrélées à des richesses réelles : importations, grands travaux, dépenses de fonctionnement incluant paiement du personnel du service public, éducation, logements, etc...)
Cela permettrait au moins de ne pas aggraver la situation et de préserver les citoyens des risques d’une faillite d’Etat.
Pour le remboursement des dettes publiques actuelles, les Etats, ne dépendant plus des marchés, pourraient échelonner les paiements sans crainte d’en être pénalisés et si des banques croulent en attendant, ils pourraient les nationaliser pour le franc symbolique.
Ce n’est peut-être pas très catholique mais c’est du niveau de l’arnaque dont les citoyens sont victimes.
D’autre part, je me suis amusé à étudier l’évolution de la dette publique de 2001 à 2012 pour de nombreux pays et ai constaté que la dette publique de 2009 pour la Belgique et l’Italie étiait plus élevée qu’en 2011 (Source : The Economist) .
Dès lors, cette vague de dégradations obéit à d’autres critères. Elle est plus l’effet de la spéculation que de l’ampleur réelle de la dette.