Dommage que vous vous laissiez emporter par vos émotions. Votre article commençait pourtant avec beaucoup de lucidité.
Vous dites « je m’apprête à aller voter pour désigner un monarque quasi absolu pour les cinq prochaines années. Sans enthousiasme aucun ». C’est exactement cela : pas d’enthousiasme, car il faudrait abolir la monarchie plutôt que voter pour le prochain monarque.
Vous citez « La démocratie, c’est d’abord la parole » en ajoutant ironiquement « démocratie, c’est cause toujours et obéis aussi ! » montrant ainsi que vous avez compris qu’il ne s’agit pas pour le peuple simplement de s’exprimer, mais de décider.
Vous citez même la solution : de véritables droits populaires qui, comme en Suisse, permettent au peuple d’imposer ses décisions à ses élus en tout temps (aussi entre deux élections).
Mais vous n’aimez pas la Suisse et le refuge qu’elle offre à ceux qui cherchent à échapper à leur devoir fiscal. Dommage que vous vous sentiez obligé d’en conclure que tout ce qui vient de Suisse est mauvais. Vous utilisez ensuite un argument bidon : ça marche en Suisse parce qu’il y a peu d’habitants, mais ça ne pourrait pas marcher en France où il y a beaucoup plus d’habitants. Mais qu’est-ce que vous croyez ? Que tous les citoyens suisses se retrouvent sur la place fédérale pour prendre leurs décisions politiques ? Dès que le peuple ne peut plus se retrouver en un lieu unique, je ne vois vraiment pas la différence entre plusieurs millions de citoyens et plusieurs dizaines de millions. Pour davantage de détails, voir ici, là et là.
Vous dites enfin qu’en France le référendum s’accompagnait sous de Gaulle d’un plébiscite implicite. Correct (sauf que je dirais que tel est encore le cas). Cela provient du fait que le référendum n’est pas obligatoire (obligatoire pour une modification de la Constitution ou un transfert significatif de souveraineté nationale, ou obligatoire si suffisamment de citoyens le demande). Il faut donc introduire un véritable droit de référendum en France (voir ici et là). Et aussi un véritable droit d’initiative (par un référendum le peuple s’oppose, par une initiative il propose). Idem pour Sarkozy : il aurait fallut une Constitution qui le contraigne à soumettre le traité de Lisbonne en votation populaire.
Vous préconisez comme Chouard une Assemblée Constituante. Pour commencer, il faudrait plutôt modifier un article crucial de la Constitution : la clé pour ouvrir la porte de la démocratie, ce serait un véritable droit d’initiative qui permette au peuple de modifier la Constitution et uniquement la Constitution. Ensuite, chaque courant démocrate pourrait utiliser cet outil pour proposer des modifications constitutionnelles qui feraient avancer la démocratie dans le sens qu’il préconise. Cette réforme est certes minimaliste, mais c’est voulu : c’est la réforme la plus modeste qui permette d’ouvrir la porte de la démocratie. De plus, ce droit fonctionne en Suisse. Pour un premier pas, il vaut mieux éviter un saut dans l’inconnu.
Et vous finissez votre article par une liste de réformes qui ne permettront pas d’empêcher les élus de confisquer le pouvoir entre deux élections.
Si même quelqu’un comme vous passe devant la clé de la démocratie sans la voir, alors il y a de quoi devenir très pessimiste.
28/01 16:54 - Lea Andersteen
Ce n’est pas l’intérêt de la gauche de voter une telle loi. Car sans élection, pas (...)
01/01 16:46 - citoyenrené
31/12 17:38 - democradirect
Espérons que d’une façon ou d’une autre on arrive à ouvrir la porte de la (...)
31/12 17:30 - citoyenrené
mais dans le cas, des présidentielles, plutôt votre scénario 2, avec pression médiatique (...)
31/12 17:22 - citoyenrené
tout à fait d’accord avec la 1ere partie de votre réponse, une assemblée constituante ne (...)
31/12 13:50 - democradirect
Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Ubuntu, PHP, MySQL, CKEditor.
Site hébergé par la Fondation Agoravox
A propos / Contact / Mentions légales / Cookies et données personnelles / Charte de modération