Sous la provocation du titre, il y a, n’en déplaise à certains, dans cet article quelques rappels intéressants.
Il me semble illusoire de penser que les Chinois, après le carnage de Tian’Manmen - dans l’indifférence occidentale remarquable - se contentent de commercer bien gentiment avec les autres nations. Allez voir ce qui se passe en Afrique et demandez l’avis des autochtones ce qu’ils en pensent ... Comme tous les pays impérialistes, la Chine impose ses diktats aux plus faibles. Il est vrai que, dans ce domaine, elle ne fait que recopier ce qu’ont fait les occidentaux pendant des décennies.
Deuxième remarque : l’establishment chinois se conduit très durement avec les plus démunis (faire grève en Chine est autrement plus courageux qu’en Occident) ; la corruption est généralisée, les mœurs sont d’un autre âge ; la brutalité dans la répression des minorités non Han n’a rien à envier aux méthodes japonaises ou occidentales de jadis - ,tout cela ne donne pas de cet empire une image très réjouissante.
Dès la mort de Mao et après les tragiques événements de 89, la Chine est entrée dans le capitalisme mondialisé. Alors, les puissants (souvent des dirigeants du Parti Communiste chinois) n’ont eu aucun scrupule à s’enrichir d’une façon éhontée : aujourd’hui, l’idéal du socialisme est totalement bafoué. En plus, les Chinois ne bénéficient même pas, à l’instar de nos démocraties, d’un minimum de liberté formelle.
En réalité, le système chinois à été tellement apprécié par Milton Friedman que ce dernier, lors de son séjour à Schangaï, a félicité les dirigeants chinois et leur demandé de ne surtout rien changer ... (cf. Naomi Kein : La stratégie du choc - chapitre consacré à l’Asie).
Maintenant, que les Occidentaux subissent les rébuffades des dirigeants chinois, il bien reconnaître qu’ils les ont bien cherchées : croyant qu’avec une immense main-d’œuvree corvéable et malléable à merci, ils pourraient, facilement, permettre à la Finance et aux grands groupes mondialisés de s’enrichir d’une façon éhontée - tout en détruisant le tissu industriel, économique et social de la plupart des pays européens. Et aujourd’hui les dirigeants européens cherchent à éviter l’effondrement financier de l’UE en quémandant des sous aux pays émergents - dont le plus puissant d’entre eux : la Chine.
Le capitalisme a de ces caprices, parfois ...