La Chine, désormais partie prenante majeure de la crise iranienne…
Extraits :
Deux nouvelles venues de Chine et concernant la crise iranienne
permettent d’avoir une bonne vision de ce qu’est, non seulement la
position chinoise vis-à-vis de cette crise, mais la dynamique de cette
position.
Cela se “lit” au travers de deux interventions de deux différentes
sources, qui peuvent être considérées comme représentant deux positions
de la politique chinoise, l’une présente en fonction de la situation
présente de la crise, l’autre probable en fonction de l’évolution
hypothétique de la crise.
• La première est une déclaration officielle de Chen Xiaodong, qui
dirige les affaires de l’Asie occidentale et du nord de l’Afrique au
ministère des affaires étrangères.
Il s’agit d’une prise de position qui montre un engagement actif de
la Chine dans la crise, en fonction de ses intérêts, en se situant
contre toute possibilité d’affrontement sans désigner clairement une
partie ou l’autre comme susceptible d’accélérer le processus vers cet
affrontement.
La référence est clairement faite à la situation du détroit d’Ormouz,
à son blocage possible, aux conséquences sur la situation économique
mondiale. (De PressTV.com, le 10 janvier 2012.)
. . .
Il s’agit, d’abord, d’une affirmation qui reflète le statut désormais
acquis de la puissance chinoise dans les relations internationales ;
il s’agit, encore, d’une mise en cause indirecte mais puissante du
rôle que les USA s’arrogent pour eux-mêmes, hors de toutes les normes
internationales, voire de la légitimité internationales, pour
l’affirmation de leurs seuls intérêts par ailleurs servis de plus en
plus par une incohérence irresponsable qui les met eux-mêmes en danger ;
il s’agit enfin, également, et d’une façon extrêmement importante en
raison de l’importance à mesure de la Chine, d’un pas de plus dans
l’intégration de la crise iranienne dans la situation de crise générale
que nous connaissions. (Ce point nous paraît absolument essentiel, comme
nous l’avons développé à deux reprises, le 7 janvier 2012 et le 9
janvier 2012.)
La pensée chinoise elle-même évolue donc, désormais, dans le sens
d’une affirmation générale de l’intégration de toutes les crises
parcellaires dans la crise générale de la civilisation.
Cette démarche logique les conduit irrésistiblement à mettre en
cause, et cela se fera d’une façon de plus en plus systématique, toute
la politique extérieure des USA et, par delà, du bloc BAO.
Il est probable que l’on va voir la position chinoise, notamment dans
les organisations internationales, s’affirmer de plus en plus
nettement, d’une façon beaucoup plus marquée, un peu à l’image de la
position russe dans ses bons moments, dans une critique antagoniste et
de plus en plus marquée de la politique général des
américanistes-occidentalistes.
La crise iranienne dans sa phase actuelle est une étape décisive à cet égard.