On a droit à l’habituel couplet des pleureuses sur la « diabolisation », même vieille rengaine usée depuis l’époque ou le borgne venait chouiner sur les plateaux télé pour se plaindre de ne pas y être invité.
Ah elle est belle, celle qu’on nous dépeint presque comme le soutien du faible, elle qui a hérité de sa colossale fortune, de son château, et même de son parti. Comme l’expliquait déjà Lorrain de Saint Affrique à l’époque, ce parti surfe sur les 30% d’aigris antisémites qui composent l’électorat français, hier contre les juifs, aujourd’hui contre les arabes, de manière consciente et délibérée.
Le Pen c’est Sarkozy en pire, point barre. Faut être sacrément naïf pour gober le « ni droite ni gauche », ce parti est carrément à droite, servile avec les puissants et méprisant avec les faibles, à l’instar du nabot qui a déjà appliqué un bon tiers des mesures prônées par le FN, avec le résultat que l’on connaît. Allez, votez Le Pen une nouvelle fois, puisque les 2 fois précédentes ne vous ont pas suffit ! Cocus vous étiez, cocus vous serez. Allez donc vous renseigner sur les lois votées au parlement européen par Le Pen et Gollnisch (quand ils sont présents...), eux aussi grassement rémunérés par vos impôts, et après vous reviendrez nous donner des leçons sur la défense de l’identité nationale et le combat contre le capital apatride levantin par le FN.
J’admire au passage le verbe magnifique des zélateurs de cette engeance, toujours aussi pleins d’admiration pour les « couilles », la virilité, la culture militaire (oxymore), et de mépris pour l’ouverture, la tolérance, le métissage et l’eau minérale. Tiens, je vais vous faire plaisir en paraphrasant un étron célinien : « La merde à de l’avenir, vous verrez qu’un jour on en fera des discours. »