Pour Marc Bruxman
Bonjour,
vous faites une légère erreur d’analyse en considérant être plus en sécurité sur un A 380 que sur un avion de l’aéropostale.
En effet sur un A 380 l’opérateur humain n’est qu’un élément non prépondérant de la boucle globale de régulation du vol.
Les calculateurs et un certain nombre de capteurs ne laissent pas toute liberté aux pilotes ce qui n’est pas le cas sur un ATR 72 ou le Captain est encore le patron du bord….. a titre d’anecdote aussi rappelez vous du crash du mont Saint Odile avec l’A 320…. la machine et son manque d’ergonomie informatique en cockpit était gravement responsable… ce soir là j’ai refusé de faire le vol et j’ai préféré un biturbo-propulseur où le captain était le patron …. je suis arrivé entier et pourtant les conditions MTO étaient médiocres !
Autre exemple...un ATR 72 se posera sans problème a BASTIA avec du vent de travers... alors que l’ A 380 risque fortement d’être dérouté.
Tout ceci veut dire qu’il faut redonner une place à l’opérateur humain au sein des grands systèmes actuels. Bien évidemment- il faut exploiter l’électronique mais il faut que l’homme reste le maillon prépondérant dans la boucle de contrôle d’une machine.
ATTENTION intégrez bien que le but poursuivi et de supprimer les pilotes pour gérer les vols depuis le sol…. Une idée destinée a augmenter la rentabilité !!
En résumé : il faut FORMER encore FORMER et toujours FORMER l’homme en évitant de se laisser aller au confort des technologies dites modernes.
D’ailleurs juste pour infos… toute l’électronique sur un bateau ne porte t-elle pas le nom « d’aides à la navigation » ?
J’insiste à nouveau en précisant que les stages FH sont presque inexistants en milieu Marin.